l'assemblée nationale refuse l'arrêt des négociations ue-usa
l'assemblée nationale refuse l'arrêt des négociations ue-usa © reuters

Les députés doivent se prononcer ce jeudi à 18h sur la motion de censure déposée par la droite contre le gouvernement. L'UMP et l'UDI contestent le recours au 49-3 pour faire passer la loi Macron. Si cette motion de censure est approuvée, le gouvernement devra démissionner. Mais il est peu probable que cela se produise.

L'exécutif peut dormir sur ses deux oreilles. Pour être adoptée, une motion de censure doit réunir la majorité absolue des voix à l'Assemblée nationale. Or, même si la loi Macron divise les députés socialistes, dans l'ensemble, ils excluent de voter la censure. Deux députés socialistes, Laurent Baumel (Indre-et-Loire) et Christian Paul (Nièvre) ont toutefois annoncé ce jeudi matin leur intention de boycotter le vote.

Une opposition pas assez nombreuse

Cependant, la trentaine de frondeurs devraient rentrer dans le rang et faire bloc derrière le gouvernement. "Le débat n'est pas de garder ou de changer de Premier ministre" mais de "l'influencer dans le sens du progrès social" a affirmé Pascal Cherki, l'un de leurs chefs de file. En outre, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a prévenu que "celui qui voterait la censure n'a plus sa place au Parti socialiste". Dans les rangs des alliés du gouvernement figurent aussi les Verts et les radicaux de gauche. Soit 36 voix qui s'ajoutent aux 286 voix du PS.

En face, l'UMP et l'UDI, à l'origine de la motion, ne comptent que 228 députés. Même si une partie des 15 élus du Front de gauche se joignent à eux, elle ne recueillerait pas la majorité absolue de 289 voix.

infographie Motion de censure
infographie Motion de censure © ide
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.