Manuel valls a engagé la responsabilité du Gouvernement
Manuel valls a engagé la responsabilité du Gouvernement © MaxPPP/EPA/Etienne Laurent

Sans surprise, les députés ont rejeté ce jeudi la motion de censure déposée par l'UMP et l'UDI en réponse à l'utilisation par le gouvernement du 49.3 pour faire passer le projet de loi Macron. Le texte est donc adopté, sans vote.

Pour être adoptée, la motion devait recueillir la majorité absolue des suffrages de l'Assemblée, soit 289 voix. Elle n'en a obtenu que 234. Seuls les députés UMP, UDI, quelques élus Front de gauche et les deux élus Front national l'ont voté.

A tour de rôle, les patrons des différents groupes représentés à l'Assemblée se sont succédés à la tribune dans l'après -midi pour faire valoir leurs arguments, pour ou contre la motion.

Premier à s'exprimer, le président du groupe UMP, Christian Jacob, a attaqué le Premier ministre, Manuel Valls

Le 49-3, c'est l'arme qu'utilisent les faibles. Et vous êtes faibles, car votre bilan est catastrophique

Critiquant la "petite loi Macron ", qui "se situe entre pas grand-chose et pas du tout", le patron des députés UMP a ensuite appelé François Hollande à dissoudre l'Assemblée et à " renvoyer les députés devant leurs électeurs ". Sur le même ton, Philippe Vigier, le président du groupe UDI a déclaré que "le quinquennat s'est arrêté mardi à 16H25", heure à laquelle Manuel Valls a annoncé le recours au 49-3 pour faire passer la loi Macron.

Cosignataire de la motion, il a exhorté la trentaine de frondeurs à la voter. Sans succès. Sept députés UDI n'ont pas non plus répondu à l'appel de leur chef de file.

"Réformer avec l'autorité qui s'impose"

"Ma première responsabilité (...) c'est de faire avancer notre pays et de le réformer " a répondu Manuel Valls. Soutenus par les Verts et les radicaux de gauche, le Premier ministre a défendu la politique économique du gouvernement. "J'entends parfois dire que la croissance repartirait partout en Europe mais pas en France. C'est faux !", a-t-il affirmé à la tribune. "Des premiers signes" de reprise économique "sont là".

Désormais adopté en première lecture par l'Assemblée, le projet de loi Macron sera examiné à son tour par le Sénat dans le courant du mois d'avril.

Articles liés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.