François Hollande
François Hollande © PATRICK KOVARIK / POOL/EPA/MAXPPP / PATRICK KOVARIK / POOL/EPA/MAXPPP

Ce dimanche, François Hollande était en direct pendant deux heures dans l'émission de Canal+, le Supplément, une émission iconoclaste où il s'est livré à une opération "bilan et perspective" du quinquennat.

Hollande dit vouloir saisir le Conseil constitutionnel

François Hollande a annoncé dimanche son intention de saisir le Conseil constitutionnel pour vérifier la conformité de la loi sur le renseignement, qui ne met selon lui "en aucune façon en cause la liberté."

Au terme de la discussion parlementaire, l'Assemblée et maintenant le Sénat, je saisirai le Conseil constitutionnel (qui) pourra regarder lui aussi, en fonction du droit, si ce texte ou certaines de ses dispositions sont bien conformes à la Constitution.

Face aux inquiétudes multiples exprimées vis-à-vis de ce texte qui concerne les libertés fondamentales, François Hollande s'est voulu rassurant : Cessons de croire qu'il a un système général d'écoutes", a-t-il déclaré, évoquant "la lutte contre le terrorisme" et la défense des intérêts du pays.Le gouvernement n'avait pas prévu de solliciter le Conseil constitutionnel sur ce texte qui fait l'objet d'une opposition croissante, à gauche comme à droite. L'ancien Premier ministre UMP, François Fillon, a réuni 60 parlementaires pour pouvoir saisir le Conseil constitutionnel.

Pour le président, le Front national n'était pas un parti républicain

François Hollande a estimé que le Front national n'était pas un parti républicain mais qu'il fallait débattre avec lui parce qu'il représente une "réalité" qui "ne peut pas être niée". Le président a fustigé un mouvement qui "reprend toujours les mêmes thèmes", créant un "risque de guerre de civilisation dans le pays".

Le Front national n'est pas un parti républicain, c'est un parti dans la République.

Il a estimé que rien ne permet de dire pour le moment que le parti dirigé par Marine Le Pen sera présent au second tour de la présidentielle de 2017. François Hollande a estimé qu'un débat entre les deux candidats restant au second tour de la présidentielle devrait avoir lieu, quels qu'ils soient. Pour combattre le FN, le chef de l'Etat a dit vouloir "projeter une autre idée de la France". "Le risque c'est la dislocation, la fracture", a-t-il insisté.

François Hollande a également dénoncé la "mystification" de la présidente du FN, Marine Le Pen, qui parle selon lui "comme un tract de Parti communiste des années 70" pour se donner une image de gauche. "Parce que c'est ça en réalité, en pensant qu'on peut fermer les frontières, qu'on peut nationaliser les industries, qu'on peut sortir un certain nombre de capitaux de notre pays sans qu'il y ait de risque", a-t-il dit. "Sauf que le Parti communiste, il ne demandait pas qu'on chasse les étrangers, il ne demandait pas qu'on fasse la chasse aux pauvres, parce que même les pauvres finissent par penser qu'il y a plus pauvres qu'eux".

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Une émission pour séduire les jeunes

La proposition du Supplément, d'une émission spéciale de deux heures avec le chef de l'État est arrivée à point nommé. À quelques jours du troisième anniversaire à l'Élysée, nous avons voulu prendre la main en créant la surprise selon nos règles et notre tempo précise un conseiller du chef de l'État.

Cette fois le public visé, celui de Canal est clairement les jeunes. Des jeunes qui n'ont jusque là jamais eu la sensation d'être la priorité du quinquennat, promesse du candidat Hollande. Le Président sera donc interrogé par des lycéens notamment puis il s'exprimera sur trois autre thèmes : le bilan de sa politique et la poursuite des réformes, la lutte contre le terrorisme et la montée du FN.

Pas d'annonce forte , juste des précisions sur la politique menée. Je ne serai pas allé sur Canal mais sur TF1 ou France 2 si 'il y en avait eu une a d'ailleurs confié François Hollande. L'Élysée ne scrutera pas l'audimat. À titre de comparaison, la semaine passée, à cette place, Valérie Pécresse a réuni 700 000 spectateurs, près d'un Français sur 100.

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