Manuel Valls dans son bureau
Manuel Valls dans son bureau © ERIC DESSONS/JDD/SIPA

Avant de recevoir dès lundi les syndicats sur la loi Travail, et à trois jours d’une journée de mobilisation contre le projet, Manuel Valls promet dans le JDD des améliorations du texte contesté, manière de rompre l'unité syndicale ?

Dans un entretien au Journal du Dimanche, le Premier ministre fait une ouverture en direction des syndicats réformistes (CFDT, CFE-CGC, CFTC, Unsa). Les organisations syndicales s’étaient particulièrement émues de deux propositions du projet de loi Travail : un barème pour limiter les indemnités prud'homales et la modification des modalités de licenciement économique. Elles demandent la suppression du plafonnement des indemnités pour licenciement abusif et que les difficultés économiques de l'entreprise soient caractérisées (baisse du chiffre d'affaires, commandes, pertes d'exploitation) en cas de licenciement économique. Manuel Valls leur répond dans le JDD que "ces deux points feront, bien sûr, l'objet d'améliorations". Le premier ministre promet donc une modification du texte, mais ne donne aucune piste précise.

En revanche, Manuel Valls se livre à un mea-culpa sur la méthode. Il faut "dire aux français où l'on va, répondre aux interrogations", il rappelle que le projet n'a pas encore été présenté en Conseil des ministres, une façon de dire qu'il a été mal préparé, mal expliqué, que les discussions préalables et la pédagogie ont été insuffisantes, que le gouvernement est parti trop vite et trop fort dans sa communication.

Alors Manuel Valls déroule les nouveaux éléments de langage de l'exécutif : le CDI doit devenir la règle, "le statu quo serait terrible". Il exlique aussi n'avoir jamais envisagé le 49-3. Que jamais il ne ferait de chantage à la démission façon "Chirac 1976" ne disposant pas des moyens de mener ses réformes.

Cette ouverture de Manuel Valls doit permettre de rompre l'unitié syndicale

A trois jours d'une journée d'action contre le texte, alors que la pétition en ligne contre le projet de loi a dépassé le cap d'un million de signatures, Manuel Valls tente donc de rallier à sa réforme une partie des partenaires sociaux

Les explications de Frédéric Métézeau

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