Les ministres qu'on entend le plus dans les médias, sont des personnalités de droite. Les ministres issus de la gauche sont très discrets ou le sont devenus.

On entend beaucoup plus dans les médias les ministres issus de la droite que de la gauche
On entend beaucoup plus dans les médias les ministres issus de la droite que de la gauche © AFP / Thomas Samson

Emmanuel Macron invite les ministres et secrétaires d'Etat de son gouvernement à dîner ce mardi soir à l'Elysée, avant le conseil des ministres de mercredi et le départ en vacances pour quelques jours. Les membres d'un gouvernement qui réunit des représentants de la "société civile", des personnalités politiques aguerries venues de la droite, et d'autres venues de la gauche et qui semblent faire un concours à celui qui sera le moins présent dans les médias.

Les ministres régaliens sont des taiseux : Gérard Collomb à l'Intérieur, Nicole Belloubet à la Justice, Jean-Yves Le Drian au Quai d'Orsay, Florence Parly aux Armées : quatre personnalités venues de la gauche, plutôt discrètes, obligées de mettre en œuvre des économies substantielles dans leurs ministères respectifs.

Ceux qu'on entend le plus dans les médias sont des personnalités de droite : Edouard Philippe, le Premier ministre. Bruno Le Maire et Gérard Darmanin à l'Economie et au Budget, à la manœuvre pour économiser huit milliards cette année et 10 milliards l'année prochaine.

En spectateur inquiet : le populaire Nicolas Hulot issu de la société civile dont l'entourage s'inquiète d'une "droitisation", par exemple après l'abandon partiel de la taxe sur les transactions financières.

Autres critiques entendues dans les ministères : pour faire des économies, l'Elysée a réduit les effectifs dans les cabinets ministériels "mais c'est le risque de voir les technocrates prendre le pouvoir" craint un ministre à Bercy, "et de se voir imposer des mesures techno invendables politiquement" comme les APL rabotées de 5 euros.

Mais Emmanuel Macron presse ses ministres : "ne vous laissez pas étouffer par la technocratie faites de la politique".
"Facile à dire quand on voit la situation budgétaire"
confie désabusé un ministre venu de la gauche. C'est le serpent qui se mord la queue.

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