[scald=20121:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Education Luc Chatel se dit prêt à "adapter" le baccalauréat, sans le "révolutionner", en complétant l'examen national d'un contrôle en cours de formation ou d'un contrôle continu.

Selon les chiffres publiés mardi par le ministère de l'Education nationale, le taux de réussite au bac général, toutes séries confondues (76,8%), est en hausse de deux points par rapport à 2010 avant la session de rattrapage.

La réussite est de 79,8% dans la série S, où l'examen a été perturbé par une tentative de fraude à l'épreuve de mathématiques.

Interrogé mercredi dans Libération sur la possible suppression de ce rite de passage français, Luc Chatel est catégorique : "Il n'en est pas question. Je suis très attaché au bac, et la France y est très attachée".

Toutefois, il n'exclut pas des retouches : "L'adapter oui, le révolutionner non".

"Je ne suis pas opposé à ce qu'une partie se fasse en contrôle en cours de formation ou en contrôle continu", dit-il.

"Mais je reste avant tout attaché à un examen national qui soit le même partout, à Paris, à Chaumont ou à Bordeaux", souligne le ministre.

L'ancien ministre centriste de l'Education François Bayrou a estimé sur LCI qu'il faudrait "repenser" le baccalauréat.

Il a déploré que le gouvernement en fasse "une présentation cosmétique, (...) publicitaire".

"Le baccalauréat ne correspond plus guère à ce qu'on en attend", a-t-il jugé.

Sophie Louet

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