La popularité d'Emmanuel Macron s’effondre avec seulement 40% de personnes satisfaites, soit une chute de 14 points en un mois, selon un sondage Ifop pour le JDD

La cote de popularité d'Emmanuel Macron a chuté de 14 points en un mois
La cote de popularité d'Emmanuel Macron a chuté de 14 points en un mois © AFP / Hristo Rusev / NurPhoto

La cote de popularité d'Emmanuel Macron qui avait déjà baissé de 10 points en juillet dernier, enregistre à nouveau une très forte baisse en août. 57% des Français se déclarent désormais mécontents de l’action du président, 40% seulement se disent satisfaits.

Le chef de l'Etat a perdu 22 points de popularité depuis le premier baromètre Ifop-JDD publié il y a trois mois, juste après son élection. Une chute d'une ampleur rarement observée en début de mandat.

A la même période, en 2012, François Hollande jouissait d'une popularité nettement plus élevée (54%) et celle de Nicolas Sarkozy était encore plus forte en 2007 (67%). Seul Jacques Chirac avait fait moins bien en 1995. En août, il n'était déjà plus qu'à 39% de bonnes opinions.

"Les impatiences se sont transformées en déception", a expliqué ce dimanche sur France Info Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l'Ifop. "On n'est pas sur une logique de trahison, de rejet, telles qu'avaient pu les connaître François Hollande ou Nicolas Sarkozy. Cette enquête montre une sorte de coalition, d'addition de différents mécontents, émanant des sympathisants de gauche et de droite", poursuit Frédéric Dabi.

Le sentiment que la politique menée n'est pas juste

Selon le directeur général adjoint de l'Ifop, le président paye les annonces de hausse de la CSG et la diminution des aides au logement :"il y a une grille de lecture en termes d'injustice, le sentiment que la politique menée n'est pas juste, notamment sur la réforme du Code du travail, notamment sur la hausse de la CSG, on voit la cote d'Emmanuel Macron dévisser auprès des personnes retraitées. Et s'il y a une sorte d'étincelle, c'est symboliquement cette mesure de cinq euros en moins sur les APL. Tout cela donne le sentiment d'une politique qui n'est pas favorable aux plus faibles".

En Roumanie, jeudi, le président regrettait que les Français n'aiment pas les réformes : "La France n'est pas un pays réformable. Beaucoup ont essayé et n'y ont pas réussi, car les Français détestent les réformes". disait-il devant la communauté française, avant d'ajouter "il faut leur expliquer où on va". Les sondages montrent qu'au minimum l'exécutif a été avare en termes de pédagogie et Emmanuel Macron de sa parole. C’est sans doute pour cela aussi que l'Elysée va changer diamétralement sa stratégie de communication. Le président a décidé de s'adresser une à deux fois par mois directement aux Français.

Le Premier ministre s'en sort un peu mieux. Edouard Philippe voit sa cote baisser de neuf points en août, pour arriver à 47% d'opinions favorables contre 56% en juillet.

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