L’ancien Président de la République était mercredi soir l’invité de Sciences Po Paris pour une conférence sur la crise de la social-démocratie. Il en a profité pour passer toute la classe politique française à la sulfateuse.

François Hollande décrit un Président empêtré dans la crise des "gilets Jaunes".
François Hollande décrit un Président empêtré dans la crise des "gilets Jaunes". © AFP / GUILLAUME SOUVANT

Dans le rôle de tonton flingueur François Hollande excelle. Mercredi soir, à Sciences-Po, à Paris, il a distribué les mauvais points à toute la classe politique. Passage en revue.

Emmanuel Macron

François Hollande décrit un Président empêtré dans la crise des "gilets jaunes" qui a snobé les syndicats et les partis politiques. "Je savais que le prix du carburant allait devenir un sujet inflammable", remarque François Hollande. "Mais il n’y a rien de pire pour un citoyen que de s’entendre donner des leçons par quelqu’un qui ne vit pas dans les mêmes conditions".

Jean-Luc Mélenchon

Évoquant Jean-Luc Mélenchon, l'ancien président a déclaré : "Je ne crois pas à des partis où les chefs décident de tout et où le chef  se prend pour la République". Il dit aussi, définitif "Ceux qui appellent à la révocation de l’exécutif comme sortie de crise ne représentent pas une réelle alternative".

Benoit Hamon

Visant implicitement Benoit Hamon qui a recueilli 6,35% des voix au premier tour de la présidentielle de 2017, François Hollande déclare "Je préfère avoir une vision qui permet de faire 28% que celle qui fait 6%. Je préfère voir les électeurs en face que de ne plus être vu par eux. Parce que le problème c’est la visibilité si vous voyez". Il tance aussi son projet de revenu universel : "Croire que le travail et les emplois vont disparaître, c’est impossible."

Olivier Faure

Le nouveau premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a décidé fin janvier de se lancer dans un droit d'inventaire de la présidence Hollande. Ce qui n'est manifestement pas du goût de François Hollande. « Je suis favorable à cette exigence d’inventaire. Ce qui est un peu étrange, c’est de le faire 18 mois après, en pleine crise des Gilets jaunes, où il était possible de montrer que ce qui posait problème c’est précisément qu’avait été défait ce que nous avions fait", a-t-il déclaré. "Il y a d’ailleurs une règle en politique : il ne faut jamais se flageller, s’autoflageller. Les électeurs font très bien ce travail, sans que vous ayez à le faire à leur place », a-t-il aussi dit.

François-Xavier Bellamy et Laurent Wauquiez

A propos du choix du président des Républicains Laurent Wauquiez de confier la tête de liste de son parti aux Européennes à François-Xavier Bellamy, François Hollande déclare : "Ils ont réussi à choisir un candidat pour les Européennes plus à droite que l’extrême droite."

Donald Trump

« Aujourd’hui l’extrême droite est au pouvoir. Elle est au pouvoir aux États Unis d’Amérique. Donc on sait contre quoi on se bat, ce n’est pas une chimère », a déclaré François Hollande. 

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