Le député européen RN l'avait dit le 5 janvier dernier, il persiste et signe sur l'antenne de France Inter. Pour Jordan Bardella, le président de la République "est d'une salle de marché où l'on joue au casino avec l'argent des Français".

Jordan Bardella dans le studio 521 de France Inter le 13 janvier 2020
Jordan Bardella dans le studio 521 de France Inter le 13 janvier 2020 © Radio France

Il l'avait dit le 5 janvier, au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro: "Emmanuel Macron n'est pas de France, il n'est pas attaché aux intérêts des Français (...) il est attaché aux lois du marché et il joue au casino avec l'argent des Français, il est en train de détricoter notre héritage social".  Interrogé sur cette déclaration, ce lundi 13 janvier sur France Inter, Jordan Bardella précise: "Beaucoup de nos compatriotes ont le sentiment qu'Emmanuel Macron ne défend pas les intérêts français, qu'il défend des intérêts privés, qu'il défend parfois les intérêts de puissances étrangères".

Sans pour autant préciser de quelles puissances étrangères il serait l'instrument, l'élu RN précise que "c'est vrai depuis plusieurs années, puisqu'il a été à la tête de l'État pendant plusieurs années, d'abord comme secrétaire général adjoint de l'Élysée, puis conseiller de François Hollande, ministre de l'Économie... On pourrait reparler par exemple de la vente d'Alstom qu'il a orchestrée !"

Mais d'où est-il, Emmanuel Macron, dans ce cas, lui ont demandé Léa Salamé et Nicolas Demorand ? "Il est d'une salle de marché, où l'on joue au casino avec l'argent des Français", complète Jordan Bardella. "Je considère que lorsque vous êtes président de la République, vous devez défendre les intérêts des Français en toutes circonstances."

"Des intérêts privés, bien souvent de puissances étrangères"

Or pour lui, ce n'est pas le cas, notamment en matière économique. Il cite ainsi l'affaire de la Légion d'honneur attribuée à Jean-François Cirelli, actuel président du fonds BlackRock France. Une promotion qui l'a "scandalisé, comme beaucoup de Français". "Il fait partie de ces nombreux fonds privés qui seront les seuls bénéficiaires de cette réforme des retraites. Donc oui, je le dis, Emmanuel Macron défend des intérêts privés."

"Nous sommes le premier parti d'opposition, il est bien normal que nous formulions des critiques", explique-t-il pour légitimer sa position. "Lorsque vous bradez le patrimoine économique des Français (Engie, FDJ, Aéroports de Paris), oui je considère que vous ne protégez pas les intérêts français, que vous défendez des intérêts privés, et bien souvent des intérêts privés de puissances étrangères."

Jordan Bardella maintient donc son expression "pas de France" pour qualifier Emmanuel Macron. "Ça s'appuie sur des éléments extrêmement concrets."

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