Après le premier tour des élections municipales, l'ancienne ministre de la Santé a totalement disparu. Silencieuse, après d'amères confessions faites au journal Le Monde, Agnès Buzyn pourrait pourtant être de retour dès le mois de juin, pour disputer le second tour à Paris.

Que devient Agnès Buzyn ?
Que devient Agnès Buzyn ? © AFP / Joël Saget

"On a perdu une campagne imperdable", se désole l'un des colistiers de La République en Marche. "Tout a été horrible dans cette campagne. J'attends vraiment de pouvoir passer à autre chose". Mais quand ? Le Conseil scientifique n'a pas interdit la tenue du second tour du scrutin municipal à la fin du mois de juin. Reste à savoir si le gouvernement, après consultations des élus et des chefs de parti, se décidera enfin... "Si c'est juin, elle doit y aller", estime une collaboratrice de l'ancienne ministre. Et avec ce calendrier électoral qui pourrait s'accélérer, Agnès Buzyn a visiblement décidé de se préparer. 

Des réunions avec son équipe de campagne sont régulièrement organisées. Et le directeur général du parti présidentiel, Stanislas Guerini, a confirmé il y a une semaine qu'elle resterait la candidate pour la capitale. "Si l'élection doit avoir lieu en juin", explique une proche de la candidate, "elle ira ! Sinon, ce serait un bien trop grand aveu de faiblesse". 

Mobilisée à l'hôpital au début de la crise sanitaire

Aujourd'hui, Agnès Buzyn ne travaille plus à l'hôpital militaire de Percy, à Clamart, dans les Hauts-de-Seine. En tant qu'hématologue, elle avait rejoint l'unité Covid-19 de cet établissement dès le début de la crise sanitaire. Mais le service a désormais fermé. L'ancienne ministre est donc de retour chez elle, en attente d'une éventuelle nouvelle affectation.  

"Si c'est une nouvelle élection, il y aura discussion", reconnaît une tête de liste LaREM

Discrètement, elle se remet à la politique. Agnès Buzyn échange avec la direction du parti, s'entretient avec ses colistiers et tente de recoller les morceaux. Certains d'entre eux estiment l'ancienne ministre définitivement disqualifiée pour le second tour, après les propos qu'elle a tenus sur cette campagne : "un cauchemar", "une mascarade", comme elle s'en était épanchée dans la presse, après son score décevant de 17,3% et cette douloureuse troisième place derrière Anne Hidalgo et Rachida Dati. 

Changer de tête de liste ?

Comment va-t-elle s'imposer s'il doit y avoir une campagne en juin ? La bataille interne n'est pas encore gagnée. Toute l'équipe en revanche, est d'accord pour considérer qu'un scrutin en automne - avec nécessairement deux tours - serait une nouvelle élection. "Or, on n'a pas fait un bon score donc ce qu'on a proposé n'était pas bon", explique l'une des 17 têtes de liste. "Il faudra donc rediscuter du candidat et du programme". Et si c'était le scénario préféré d'Agnès Buzyn ? 

Reste que la secrétaire d'État à l'égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, en deuxième position sur la liste LaREM dans le XIVe arrondissement de Paris a indiqué jeudi matin sur France Inter qu'elle n'avait "pas d'informations" sur la question du maintien d'Agnès Buzyn comme cheffe de file : "Je n’ai pas d’information à cet égard et je suis dans l’incapacité de vous répondre."

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