Manuel Valls a profité de l’inauguration de son QG de campagne pour faire quelques confidences aux journalistes, et se démarquer des points faibles du quinquennat Hollande.

Manuel Valls inaugure son QG de campagne dans le XIIIe, à Paris
Manuel Valls inaugure son QG de campagne dans le XIIIe, à Paris © Radio France / Nicolas Matthias

Voici le QG flambant neuf de 300 m2 de bureaux dans le XIIIeme arrondissement de Paris : en inaugurant les lieux, Manuels Valls a dévoilé son organigramme de campagne et son nouveau directeur, Didier Guillaume, le patron des sénateurs socialistes, hollandais patenté. Parmi les autres soutiens de Valls, des ex-communistes comme Jean Claude Gayssot, ancien ministre de Jospin ou Francois Chéreque l'ancien leader de la CFDT. Tout en assumant le bilan lors d'une conversation informelle avec des journalistes, l’ex-Premier ministre a surtout pris soin de se démarquer des points noirs du quinquennat.

Au QG de Manuel Valls, le coin de la machine à café
Au QG de Manuel Valls, le coin de la machine à café © Radio France / Laurence Peuron

"Le pacte de responsabilité ce n'est pas moi, ça a été initié avant mon arrivée à Matignon , j'ai assumé (…) La déchéance nationalité ce n'est pas moi, c'est le Président qui en fait le serment à Versailles, j'ai assumé (…) la loi El Khomri ? J'assume les erreurs qui ont été faites lors de sa présentation, mais je n'en suis pas l'initiateur(…) Le 49.3 : j'en connais les limites et la brutalité, ce n'est pas moi qui me suis réveillé un matin en disant ‘on va faire le 49.3’…". Le lendemain de ces propos tenus devant les journalistes, Manuel Valls annonce d'ailleurs au micro de France Inter l'une des propositions-phares de sa candidature à la primaire de gauche : la suppression, hors texte budgétaire, de l'article 49.3.

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Manuel Valls, en discussion "informelle" avec les journalistes, lors de l'inauguration de son QG de campagne dans le XIIIe, à Paris
Manuel Valls, en discussion "informelle" avec les journalistes, lors de l'inauguration de son QG de campagne dans le XIIIe, à Paris © Radio France / Laurence Peuron

Ainsi parle désormais le candidat Valls : depuis que l'ex-PM a placé sa candidature sous le sceau de la révolte, il s'arrondit. C'est clairement ce que lui demandaient ceux qui ont récemment rallié son panache sans nécessairement souscrire à tout son corpus idéologique : le social-réformisme qu'il défendait, encore très vif, l'an dernier contre les tenants de l'archaïsme social.

Se souvenir des gauches irréconciliables discours de Science Po et d'Evry, de cette saillie sur l'Hermione à université de la rochelle 2015 : "à trop barrer à gauche on finit à droite"... Aujourd’hui il salue sa webmaster qui a officié à Nuit Debout, Cindy Leoni (bébé Dray-Mélenchon et ancienne de la Fidl, lycéenne qui s'est battue contre les lois Allègre et ex-présidente de SOS racisme).

J'ai changé dit-il, en bras de chemise et poignée de mains chaleureuses aux journalistes qui viennent découvrir son nouveau Qg de campagne. L’adresse du QG : Avenue de France. C'est un hasard, il en convient, mais quasiment sous la Bibliothèque François Mitterrand : ça c'est un signe...et il sourit.

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