manuel valls défend son bilan
manuel valls défend son bilan © reuters

Manuel Valls a défendu lundi son bilan lors de son deuxième discours annuel aux forces de sécurité, après une semaine de polémique sur les Roms qui lui vaut un large soutien dans l'opinion et l'opposition d'une partie de la gauche.

Critiqué par l'opposition qui l'accuse de gesticulation, le ministre de l'Intérieur, qui se refuse à être "un vendeur d'illusions", a défendu sa méthode consistant à rompre avec la politique du chiffre pour engager une action "durable". Devant un parterre de cadres de la police et de la gendarmerie, Manuel Valls n'en a pas moins a vanté ses résultats contre le trafic de drogue et les violences urbaines, même s'il reconnaît une hausse des cambriolages et attaques à main armée.

Je le dis clairement: nous avons obtenu des résultats.

De nouvelles zones de sécurité prioritaires

Le ministre a pris l'exemple "innovant", selon lui, des 64 zones de sécurité prioritaires (ZSP) mises en place à ce jour, précisant que d'autres seraient créées en petit nombre d'ici la fin de l'année. Ces ZSP ont permis une augmentation sur leurs territoires de 38% des mis en cause pour des trafics de drogue, a-t-il dit. A l'échelle nationale, le nombre des trafiquants et revendeurs interpellés progresse de 12% depuis le début de l'année. De même, dans les ZSP qui ont pour objectif la lutte contre les violences urbaines, celles-ci sont en recul de 27,1%, alors que la baisse est de 7% sur le plan national.

Manuel Valls a ainsi annoncé:

Avant la fin de l'année, une nouvelle sélection de ZSP interviendra, mais en nombre beaucoup plus restreint.

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Manuel Valls a égréné les autres réformes engagées depuis son arrivée place Beauvau, de celle des services de renseignement à un nouveau code de déontologie, en passant par l'extension de la pré-plainte en ligne.

Les Roms, un impératif

Le ministre de l'Intérieur, qui a jugé "insupportables" les critiques de sa collègue du Logement à propos de sa fermeté sur les Roms, n'a évoqué la question qu'en deux phrases devant les responsables policiers.

Ces démantèlements (de camps illégaux) sont un impératif pour lutter contre les phénomènes délinquants et mafieux, les trafics, d'exploitation de la misère qui s'y greffe".

Il a été tout aussi laconique sur l'immigration irrégulière. A terme, Manuel Valls voudrait davantage structurer l'action des forces de l'ordre avec le secteur de la sécurité privée, qui emploie 200.000 personnes. "Il s'agit d'un levier considérable sur lequel on peut jouer sans verser dans la confusion des genres", a-t-il dit.

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