[scald=35005:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le député Manuel Valls, candidat à la primaire socialiste pour la candidature à la présidentielle, se dit favorable à la "règle d'or" budgétaire proposée par Nicolas Sarkozy, à condition que l'Elysée renonce à certains cadeaux fiscaux.

Il prend ainsi partiellement le contre-pied de la position de son parti et de ses rivaux à la primaire. Tous rejettent cette proposition qu'ils voient comme un leurre de la part d'un gouvernement qui, disent-ils, cherche à cacher ses responsabilités dans le déficit.

Dans Libération paru lundi, Manuel Valls se dit favorable au principe d'une réforme constitutionnelle inscrivant dans le marbre la politique d'équilibre budgétaire : "laisser filer le déficit, c'est se mettre dans les mains des marchés. Face à l'inquiétude des Français, nous devons formuler des propositions".

Il considère cependant qu'il faut accompagner cette réforme d'une action immédiate avec une loi de programmation budgétaire et l'annulation de diverses exemptions fiscales, notamment sur les heures supplémentaires et sur la restauration.

"Il appartiendra au président de la République de refuser ou non de revenir sur la politique fiscale pratiquée ces dernières années", dit-il.

Thierry Lévêque, édité par Clément Guillou

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