L'ancien Premier ministre présente aujourd'hui son programme pour la présidentielle de 2017. Ce candidat à la primaire de gauche se pose comme l'opposant principal face à Fillon.

Manuel Valls présente son programme ce mardi à Paris.
Manuel Valls présente son programme ce mardi à Paris. © Maxppp / Boyer Claude

L'ancien ministre de l'Intérieur a présenté son slogan, "une France Une République forte, une France juste" et son projet en 50 pages proposé sur internet à la maison de la Chimie à Paris.

La réforme de l'Union européenne occupe un chapitre important de ce programme. Manuel Valls souhaite notamment instaurer un salaire minimum européen variant en fonction des pays (60% du salaire médian) ou encore l'encadrement dans un corridor avec un minimum et un maximum, des impôts sur les sociétés des états membres.

Il propose de taxer les multinationales du numérique comme Google ou Amazon là où leur chiffre d'affaires est réalisé. Manuel Vall souhaite organiser une grande conférence pour "refonder" le projet européen. Pour lui, il est nécessaire d'avancer avec les Etats volontaires faute d'accord à 27. Par ailleurs pour lui, la Turquie "ne doit pas et ne pourra pas intégrer".

En matière de discipline budgétaire, Valls n'a pas l'intention de revenir à l'équilibre budgétaire à la fin du prochain quinquennat, jugeant "inopportun" de vouloir réduire le déficit "à marche forcée".

Pour lui la priorité est donné à la défense (objectif de 2% du PIB en 2025), à la sécurité (création d'au moins 1.000 postes de forces de l'ordre par an), à la justice (10.000 nouvelles places de prison), l’éducation (hausse du salaire des enseignants), la recherche (1 milliard pour les universités) et enfin au financement d'un "revenu décent" d'environ 800 euros fusionnant les minimas sociaux.

Il revient à une hypothèse de croissance de 1,9% et à "la poursuite de la baisse des dépenses obligatoires".

I souhaite également créer une "provision" de 15 milliards d'euros sur le quinquennat pour faire face aux coups durs.

Manuel Valls évoque un service civique obligatoire de six mois, la division par deux en cinq ans de l'écart salarial hommes-femmes, un prêt à taux zéro pour les entrepreneurs ou encore une revalorisation de 10% des minimas retraite…il assure qu’il n’y aurait pas de retour sur les 35 heures contrairement à ce qu’il souhaitait il y a 6 ans.

Pour l’heure, aucun candidat n’est donné clairement favori à la primaire de gauche qui se déroulera les 22 et 29 janvier prochain.

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