Manuel Valls, le 21 janvier 2015
Manuel Valls, le 21 janvier 2015 © Reuters / Philippe Wojazer

Le Premier ministre a apporté son soutien au socialiste Frédéric Barbier, qui affrontera dimanche prochain la candidate FN Sophie Montel, en tête de la législative partielle dans le Doubs. À l'UMP, dont le candidat a été éliminé, on s'interroge sur une éventuelle consigne de vote.

Embarrassée par l'élimination de son candidat au premier tour, l'UMP penche vers une stratégie "ni front républicain, ni front national" qui ne fait cependant pas l'unanimité à droite. De son côté, Manuel Valls a refusé de polémiquer avec l'opposition, appelant à l'unité de tous les républicains pour ce second tour de l'élection partielle du Doubs. Une union qui va de soi quand c'est la gauche qui est en position de trancher, rappelle le Premier ministre.

La gauche, quand elle s'est retrouvée au moment où il fallait choisir entre la droite et le Front national, notamment en 2002, a toujours été très claire, elle a appelé à voter toujours pour le candidat républicain . Mais c'est à chacun d'assumer ses responsabilités, dans ce moment-là, c'est l'unité qui doit prévaloir, c'est l'unité des républicains qui doit s'imposer .

Selon son entourage, le Premier ministre pourrait se rendre à nouveau dans le Doubs cette semaine pour soutenir le candidat socialiste, comme il l'avait fait mardi dernier. "C'est le candidat qui décide", dit un de ses conseillers.

Côté Front national, cette présence au second tour, c'est une victoire. Le parti espère l'emporter au second tour et ainsi gagner un nouveau siège de député.

Mais pour Louis Alliot, vice-président du FN, tout est déjà gagné, et l'union républicaine a fait long feu

Le bureau national de l'UMP, lui, se réunira mardi pour décider de sa position sur une éventuelle consigne de vote, mais la question divise au sein du parti de droite. Certains, comme Laurent Wauquiez et Henri Guaino, se refusent à appeler à voter pour l'un ou l'autre des candidats. D'autres, comme Nathalie Kosciusko-Morizet, appellent à faire barrage au FN. C'est sans doute à Nicolas Sarkozy qu'il reviendra de trancher.

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