L'ex-ministre, dont le parti fait l'objet d'une enquête, a renoncé dimanche à briguer la présidence du groupe MoDem, qui revient à Marc Fresneau.

Marc Fesneau et Marielle de Sarnez
Marc Fesneau et Marielle de Sarnez © AFP / CHARLY TRIBALLEAU

Elle avait quitté le gouvernement pour prendre la tête du groupe MoDem à l'Assemblée. Finalement, Marielle de Sarnez a renoncé ce dimanche à briguer la présidence de son groupe parlementaire, alors que son parti fait l'objet d'une enquête préliminaire sur l'emploi de ses assistants parlementaires européens. A la place, l'ex-ministre briguera une présidence de commission.

Alors qu'après sa démission du gouvernement la vice-présidente du MoDem semblait partie pour piloter le groupe à l'Assemblée, elle a cédé la place à Marc Fesneau, élu à l'unanimité des 42 députés présents à cette réunion, près du Palais Bourbon. Seul candidat, ce député du Loir-et-Cher de 46 ans, secrétaire général du MoDem, a été désigné à l'issue d'un vote à bulletins secrets.

Sa mission dorénavant : "animer une équipe, être dans la majorité parlementaire, apporter notre propre identité et être solidaire du gouvernement et du président de la République", a résumé le nouveau patron des députés MoDem sur BFMTV.

Maire de la petite commune de Marchenoir (Loir-et-Cher) et président de la communauté de commune de Beauce-Val de Loire, ce directeur d'un institut de formation d'élus, ex-directeur du développement local dans une chambre d'agriculture, a adhéré au centre en 2002.

L'arrivée de Marielle de Sarnez à la tête du groupe MoDem avait suscité des critiques

Alors que depuis début juin, le MoDem fait l'objet d'une enquête sur l'emploi de ses assistants parlementaires européens, une éventuelle arrivée de Marielle de Sarnez à la tête du groupe MoDem avait, comme celle de Richard Ferrand à la tête du groupe REM, suscité des critiques.

Le secrétaire général des Républicains (LR) Bernard Accoyer avait ainsi trouvé jeudi "un peu insultant" pour le Parlement que deux ministres "exfiltrés pour raisons judiciaires" se destinent à présider des groupes. Richard Ferrand a été élu président du groupe macroniste à main levée, samedi, à l'unanimité moins deux abstentions.

Pour sa part, Mme de Sarnez "a souhaité mettre en avant la nouvelle génération de députés qu'elle a largement contribué à faire élire avec François Bayrou", a assuré dimanche à l'AFP le député MoDem Patrick Mignola. "Sa décision ne manque ni de dignité ni d'un certain panache", a ajouté cet élu de Savoie.

L'ex-ministre des Affaires européennes avait écrit samedi sur Facebook avoir vécu les semaines "les plus tristes" de sa "vie politique", avec un "déferlement de malveillance", mais avait assuré qu'elle "ne cesserai(t) jamais le combat".

L'ancienne eurodéputée pourrait obtenir, dans le cadre d'un accord avec REM, la présidence de la commission des Affaires étrangères.

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