Info France Inter - La présidente du Rassemblement National avait prévu de passer 2 jours en Guadeloupe, puis 2 jours en Martinique, du 10 au 13 décembre prochain. Elle a décidé, ce matin, de reporter ce voyage pour éviter d’apparaître sous les palmiers en pleine grève.

Marine Le Pen à l'Assemblée Nationale
Marine Le Pen à l'Assemblée Nationale © AFP / Thomas Samson

Ce ne sera pas non plus pour cette fois. Depuis qu’elle préside le FN (devenu RN) en 2011, Marine Le Pen prévoit chaque année ou presque un déplacement aux Antilles, où son père n’avait jamais pu se rendre. Elle a décidé, ce vendredi matin, de reporter à nouveau ce voyage pour rester à Paris au plus près de la contestation sociale.

Marine Le Pen ne veut surtout pas rater cette séquence, apparaître en décalage par rapport à l’actualité. "Elle ne se voyait pas commenter la galère dans les transports d’île de France, sous le soleil de Pointe-à-Pitre", explique un de ses proches. Elle tient à rester la première opposante à Emmanuel Macron, et va donc vouloir occuper le terrain politique et médiatique en cette période.

Son discours est déjà prêt. "Si la France est à l’arrêt, ce ne sera pas de la faute des grévistes, mais bien celle d’Emmanuel Macron. Le gouvernement va organiser ce chaos", anticipe un député européen du RN.

Ce refrain, Marine Le Pen l’a déjà scandé pendant la crise des gilets jaunes. Elle dénonçait les excès, sans accuser leurs auteurs. Elle soutenait le mouvement, sans y participer. C’est ce même numéro d’équilibriste qu’elle s’apprête donc à jouer pour ne pas se couper d’une partie de son électorat. 

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