[scald=82681:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Marine Le Pen a autour de 300 promesses de signatures d'élus, sur les 500 requises pour pouvoir se présenter au premier tour de l'élection présidentielle, a déclaré jeudi Louis Alliot, le numéro 2 du Front national.

La présidente du FN avait refusé jusqu'à présent de révéler le nombre exact de promesses, soulignant seulement qu'il était inférieur à celui de 2007 à la même époque, quand son père était candidat.

Invité sur BFM-TV, Louis Alliot, vice-président du FN, a déclaré : "Elle a autour de 300 parrainages, ce qui n'est évidemment pas assez. C'est moins que son père à la même époque".

Pour l'instant, Marine Le Pen ne dispose que de promesses de signatures et certaines risquent de pas être honorées, dit-on dans son entourage.

La présidente du Front national a déposé fin décembre un recours devant le Conseil d'Etat contre ce dispositif destiné à éliminer les candidatures fantaisistes.

Le temps presse pour le FN, car les parrainages définitifs doivent être adressés au Conseil constitutionnel au plus tard le 16 mars.

Le 5 janvier, Marine Le Pen avait poussé un cri d'alarme en se disant "loin du compte" et évoquant le risque de ne pouvoir se présenter.

A l'exception de 1981, où il n'a pu se présenter, Jean-Marie Le Pen a toujours fini par décrocher les fameux parrainages. Le Front national peut compter sur une base d'environ 120 signatures provenant de ses conseillers régionaux et généraux.

Marine Le Pen a demandé vendredi dernier à tous les membres du conseil national du FN de faire de cette collecte de signatures une "priorité absolue" sur le terrain.

Sur Europe 1, le politologue Stéphane Rozès a estimé que les difficultés rencontrées par le FN ne sont peut-être pas, cette fois-ci, pure communication de la part du parti d'extrême droite.

"L'importance de la crise est telle que, nonobstant les consignes des grands partis politiques, les maires rechignent à donner leurs signatures à des candidats dont ils se disent qu'ils ne sont pas leur candidat", a-t-il expliqué.

La présidente du Front national a reçu un soutien indirect de la part du président UMP de l'Assemblée, Bernard Accoyer.

"Ce serait un problème majeur si un mouvement politique qui représente une part significative -trop significative- de l'expression politique française ne pouvait pas être représenté à cette consultation", a-t-il dit mercredi lors de ses voeux à la presse.

Gérard Bon

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