[scald=101747:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Marine Le Pen a annoncé jeudi qu'il lui manquait encore "une trentaine" de parrainages d'élus pour être en mesure de se présenter à l'élection présidentielle, la date limite de remise des signatures étant fixée au 16 mars.

La veille, la présidente du Front national avait exprimé son inquiétude sur son compte Twitter, précisant avoir passé trois heures au téléphone pour tenter des convaincre des élus.

"Je cherche, je trouve difficilement", a-t-elle dit jeudi lors d'un point de presse, précisant qu'il ne lui restait que "six jours ouvrables" pour rassembler les 500 signatures.

"Ça progresse petit à petit, mais à un rythme qui oblige à penser que jusqu'au dernier jour, jusqu'à la dernière heure, on va être obligés de se battre comme des fous", a-t-elle ajouté.

Marine Le Pen a précisé que "27 maires" qui s'étaient engagés à lui fournir un parrainage "s'étaient rétractés", chiffre inchangé depuis le 1er mars, date à laquelle elle avait indiqué qu'il lui manquait 48 signatures.

Mercredi, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, avait estimé qu'il serait "anormal pour notre jeu démocratique que la candidate d'une frange de l'opinion que l'on situe autour de 17% ne soit pas présente" dans la compétition.

Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière, qui obtient environ 1% des intentions de vote, a été la première à déposer, mercredi, ses signatures.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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