[scald=95773:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Marine Le Pen se rendra jeudi soir à l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2 mais refusera de débattre avec le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, qu'elle qualifie "d'insulteur public".

Dans un communiqué, la présidente du FN reproche mercredi à la chaîne publique de lui "imposer de force un adversaire" en contradiction avec tous les usages lors d'une campagne présidentielle.

"L'objectif de France 2 est clairement de laisser M. Mélenchon exprimer sa violence à l'égard d'une candidate et de ses millions d'électeurs dans le but de provoquer un 'clash' qui ferait le 'buzz'", écrit-elle.

Marine Le Pen avait réclamé depuis plusieurs jours un autre contradicteur, soulignant avoir déjà débattu dans le passé avec le député européen.

Elle souligne que Jean-Luc Mélenchon l'a traitée tour à tour de "semi démente", de "chauve-souris", de "barbare", de "fasciste", et qu'il a promis lui "pourrir sa campagne".

Lors d'un point presse mardi à l'Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon avait confirmé sa volonté de débattre avec Marine Le Pen en lui reprochant sa dérobade.

"Le vieux Le Pen, il ne tortillait pas comme ça", a-t-il dit à propos de Jean-Marie Le Pen, qui a cédé la présidence du FN à sa fille en janvier 2011.

Dans un communiqué, le Front de gauche estime que "la dérobade de Marine Le Pen n'a pas d'autre sens que la peur que cette confrontation lui inspire."

Gérard Bon, avec Chine Labbé

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