Marine Le Pen a commencé à dévoiler son plan de campagne pour la Présidentielle 2017 à Fréjus.

Marine Le Pen à Fréjus
Marine Le Pen à Fréjus © AFP / FRANCK PENNANT

Marine Le Pen a posé samedi à Fréjus les premiers jalons de sa campagne présidentielle, en intronisant David Rachline, sénateur-maire de Fréjus, comme directeur de sa campagne et en levant un coin de voile sur son calendrier. Elle fera son discours ce dimanche.

Jusqu'à la mi-février, elle sera en "pré-campagne", afin de mobiliser ses troupes et d'éventuels compagnons de route par l'intermédiaire de ses collectifs, comités d'action programmatique et autres cercles qui visent à fournir des notes pour le programme.

Durant l'automne, le FN organisera huit conventions thématiques, dont la première sur l'éducation se tiendra jeudi à Paris.

La "campagne proprement dite commencera mi-février", a-t-elle expliqué aux journalistes, car "la campagne ne peut pas se dérouler sans adversaire". Celui issu des rangs des "Républicains" devrait être connu fin novembre, à l'issue de la primaire, tandis que celui issu de la gauche socialiste (François Hollande ou autre) devrait l'être à l'issue d'une primaire début 2017.

"J'ai hâte que le match ait lieu", a affirmé Mme Le Pen.

"Regroupement familial" à l'étranger

Marine Le Pen, avant son discours majeur du week-end dimanche après-midi, a répondu vertement à Nicolas Sarkozy qui l'avait attaquée jeudi : l'ancien chef de l'Etat a été "promoteur d'une immigration massive, d'un laxisme total ou d'un communautarisme ravageur", a-t-elle accusé.

Durant les débats de Fréjus, l'eurodéputé-maire d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Steeve Briois, a estimé qu'en parlant d'immigration ou de déchéance de nationalité, gauche et droite "faisaient campagne" pour le FN.

De son côté, le numéro 3 du parti, l'ancien mégrétiste Nicolas Bay, a rappelé la ligne dure du parti sur l'immigration: il faut faire "le regroupement familial" des étrangers dans leur "pays d'origine". Selon lui, "la place des clandestins n'est pas dans des camps payés par les contribuables, c'est dans les charters".

Des journalistes persona non grata

Les journalistes du site d'information en ligne Médiapart et de Quotidien, la nouvelle émission de Yann Barthès (TMC), ont vu leur accréditation refusée par le FN et n'ont pas pu assister à ces prises de parole.

Alors qu'une dizaine de sociétés de journalistes de grandes rédactions ont protesté contre cette "censure", Marine Le Pen a justifié ainsi cette interdiction : "Ce ne sont pas des journalistes, ce sont des militants politiques".

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