[scald=98189:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le suspense entretenu par le Front national sur les 500 signatures d'élus dont Marine Le Pen a besoin pour se présenter à l'élection présidentielle en France devrait prendre fin jeudi.

La candidate du Front national a refusé mercredi de dire si elle pourrait se présenter mais l'a laissé entendre en disant qu'elle avait l'espoir de se qualifier pour le second tour.

"Je crois très sincèrement que le second tour est encore ouvert et que je peux être au second tour", a-t-elle dit sur Europe 1.

"Heureusement que je m'approche (des 500 signatures), a-t-elle ajouté. Demain (jeudi), je ferai un bilan très précis du nombre de parrainages qui sont en ma possession."

L'annonce interviendra dans le journal de 20 heures de France 2, a précisé à Reuters le directeur stratégique de campagne de Marine Le Pen, Florian Philippot.

"Vous saurez demain si elle les a ou si elle ne les a pas", a-t-il ajouté.

Comme pour donner un indice supplémentaire, il a ajouté que Marine Le Pen parlerait à cette occasion de son programme.

La présidente du Front national avait demandé à ce que les parrainages des élus soient rendus anonymes avant d'éviter les pressions mais sa requête a été rejetée le 21 février par le Conseil constitutionnel.

Le père de la candidate, Jean-Marie Le Pen, désormais président d'honneur du FN, a prédit qu'elle obtiendrait ses 500 signatures.

Marine Le Pen piétine dans les sondages, où elle recueille de 16% à 18% d'intentions de vote au second tour, selon les instituts.

Patrick Vignal, édité par Yves Clarisse

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.