Marie-Arlette Carlotti en pleine campagne
Marie-Arlette Carlotti en pleine campagne © SPEICH Frédéric / SPEICH Frédéric

L'ancienne ministre socialiste Marie-Arlette Carlotti, tête de liste dans le troisième secteur de Marseille lors de l'élection municipale de mars dernier, a annoncé lundi que ses comptes de campagne avaient été rejetés.

J'ai été abusée par un expert comptable en qui j'avais toute confiance au regard de sa notoriété et de son expertise. Pourtant, il s'est autorisé à modifier la présentation de mon compte après la date limite de dépôt, sans même que j'en sois avertie et dans le seul but de corriger ses propres carences et ses erreurs.

C'est la défense de Marie-Arlette Carlotti. L'ex-ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l'exclusion du gouvernement de Jean-Marc Ayrault s'estime "victime de graves erreurs professionnelles", comme les autres têtes de listes PS-EELV à l'élection marseillaise dont certaines pourraient également voir leurs comptes de campagne rejetés. Ce ne sera pas le cas, selon elle, pour ceux du chef de file du PS, Patrick Mennucci, ce dont se félicite la députée, sans toutefois se l'expliquer :

Certes, huit comptes de campagne distincts sont présentés à la Commission mais la campagne électorale est unique, autour d'un seul projet, d'un seul leader, Patrick Mennucci, sorti vainqueur des primaires. Il appartient aujourd'hui à celui qui a voulu diriger cette campagne municipale, avec le résultat électoral que nous connaissons, de prendre toutes ses responsabilités dans ce qui s'annonce comme une issue abracadabrantesque

Marie-Arlette Carlotti précise que les dépenses directement engagées sur son secteur ne représentaient que 27% de son budget.

La décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) repose sur un dépôt des comptes trop tardif par l'expert comptable mandaté par le Parti socialiste et des rectifications apportées après l'expiration du délai légal. Ce rejet ouvre la voie à un non remboursement par l'Etat de près de la moitié des frais de campagne engagés. Le tribunal administratif est également habilité à prononcer des peines d'inéligibilité pouvant atteindre trois ans.

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