Affiche du Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon
Affiche du Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon © CC julien `

Le Front de gauche est-il au bord du divorce ? Depuis que Pierre Laurent a trompé Jean-Luc Mélenchon en s'alliant avec le PS pour les municipales, la situation est confuse. Elle doit être clarifiée aujourd'hui après une réunion au sommet.

Closer ne s'est jamais intéressé au couple à la tête du Front de gauche, et pourtant, là aussi, le torchon brûle. C'est bien simple, "avec de tels amis, nous n'avons plus besoin d'ennemis", s'agace Jean-Luc Mélenchon sur son blog. "Le Front de gauche est en lambeaux."

En cause, le ralliement de nombreux élus communistes aux listes socialistes pour les municipales, alors que les listes du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon ont systématiquement choisi de faire cavalier seul. Une stratégie devenue illisible, pour le dirigeant.

Le PCF a tué dans l'oeuf le principal argument de crédibilité du Front de Gauche: sa cohérence et son indépendance depuis quatre élections consécutives

Bref Jean-Luc Mélenchon est en colère contre ses (futurs ex ?) alliés. Nasser Madji

Il faut dire qu'à l'approche des municipales, le Front de gauche est "très mal en point". Divisé, il prend le risque de faire un score plus modeste que prévu aux municipales.

Ou pas, selon la direction du PCF. "Mais non, le Front de gauche n'est pas en lambeaux comme je l'ai lu", tempère Pierre Laurent.

Il est au travail, il est en débat et aujourd'hui dans toutes les communes il est au combat. Là où toutes les forces du Front de gauche n'ont pas dans cette échéance fait le même choix, le respect des uns et des autres doit prévaloir à la base comme au sommet du Front de gauche. Pour ma part, je m'y suis toujours tenu.

Que faire, dès lors pour éviter une rupture fracassante sous l'oeil des journalistes ? En parler sans doute. Les deux dirigeants ne se sont pas vus directement depuis quatre mois, depuis le fameux "coup tordu" dénoncé par Jean-Luc Mélenchon à Paris, où la liste de Christian Picquet a décidé de rejoindre le PS dès le première tour.

La rencontre doit permettre de "clarifier les choses". Mais le leader du Front de gauche compte bien tracer plusieurs lignes rouges.

La confusion doit cesser. Le sigle Front de Gauche ne peut sous aucune forme être associé aux listes du PS. Ensuite, cette situation ne doit plus se reproduire dans l'avenir. Pour cela, il y a un moyen simple: le vote de tous les électeurs du Front de Gauche qui le souhaitent.

Même si à la tête du Parti de gauche "on sait qu'on ne reviendra pas sur les décisions d'alliance", selon Eric Coquerel, secrétaire national du PG. "L'objectif est de dire qu'on ne peut pas continuer comme cela".

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