[scald=94217:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon a suggéré vendredi à Nicolas Sarkozy, qui affirme vouloir redonner la parole aux Français, d'aller parler à l'usine d'ArcelorMittal de Florange (Moselle) dont les syndicats tirent la sonnette d'alarme sur les risques de fermeture sociale du site.

"Si M. Sarkozy a quelque chose à dire au peuple, je lui suggère d'aller à Gandrange à qui il a beaucoup menti et à Florange à qui il a beaucoup promis sans rien tenir", a déclaré le candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle sur France Info.

Lors d'une visite sur le site de l'aciérie de Gandrange en 2008, Nicolas Sarkozy avait vainement promis que l'Etat investirait sur le site, "avec ou sans (Arcelor) Mittal", l'actionnaire majoritaire, pour empêcher la fermeture des installations et la suppression de plus de 500 emplois.

En officialisant mercredi soir sa candidature à l'élection présidentielle du printemps, le chef de l'Etat s'est présenté en protecteur des Français et s'est dit impatient d'aller à leur rencontre pour poser les "vraies questions").

"Tout ça, ce sont des mots, ça n'a absolument aucun intérêt, aujourd'hui vous avez des gens qui ont peur d'être condamnés par la mort sociale dans le pays entier", s'est emporté Jean-Luc Mélenchon.

"Le vérité est là, le pays va perdre ses sites de production sidérurgiques et nous avons besoin de cette sidérurgie. Le président Sarkozy, s'il veut parler au peuple, voilà de quoi il doit lui parler : boulot, salaire, santé(...) pas ces sornettes que je le vois tenir."

La direction de l'usine de Florange a confirmé mardi à l'intersyndicale que la situation actuelle, qui se traduit par du chômage partiel pour 2.600 des 5.000 employés du site (dont 3.000 en CDI) durerait au moins jusqu'à la fin du deuxième trimestre et pourrait se poursuivre sur l'ensemble de l'année, selon la CFDT.

Marine Pennetier

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