La marine française en parade dans la rade de Toulon
La marine française en parade dans la rade de Toulon © Reuters / STR New

C'est une mission sans précédent qui commence ce lundi, et elle va impliquer le déploiement de bâtiments de guerre et d'avions de surveillance des armées européennes au large de la Libye. Le but : casser l'activité des trafiquants qui profitent du désespoir des migrants qui cherchent à traverser la Méditerranée.

Cette mission requiert un accord des Nations unies et ne sera véritablement lancée qu'au mois de juin. Et ce lundi, elle doit être formellement validée par les 28 ministres des Affaires étrangères de l'UE, après une réunion de leurs homologues de la Défense.

Les flux de migrants ont explosé en 2015

L'Union européenne tente d'agir alors qu'elle se voit accusée de passivité voire d'indiférrence, tandis que les drames se succèdent en Méditerranée, dont celui a coûté la vie à plus de 700 personnes en avril dernier.

Les flux sont bien plus importants cette année qu'en 2014: en une seule journée, quelque 2.000 migrants ont été secourus le 14 mai dans une dizaine d'opérations coordonnées par les garde-côtes italiens.

La France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ont déjà promis de fournir des navires. La Pologne et la Slovénie engageraient des avions de surveillance ou des hélicoptères, selon des sources diplomatiques.

La traque aux navires avant tout

Pas question d'opérations militaires en territoire libyen, a assuré Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne. La mission consiste a traquer les bateaux utilisés par les passeurs armés pour tracter jusqu'en haute mer les embarcations de fortune chargées de centaines de migrants, ensuite laissées à la dérive.

Elle veut également les empêcher de les récupérer. Les trafiquants n'ont pas hésité à ouvrir le feu contre les garde-côtes italiens pour reprendre ces embarcations.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.