Laurent Pietraszewski, remplaçant de Jean-Paul Delevoye, est pointé du doigt pour la mise à pied d'une caissière en 2014, à la suite d'une histoire de pain au chocolat trop cuit. Une indemnité versée par Auchan, est aussi critiquée.

Alors que Pietraszewski travaillait aux ressources humaines de Auchan, une caissière avait été mise à pied après ne pas avoir fait payer à une cliente un pain au chocolat trop cuit.
Alors que Pietraszewski travaillait aux ressources humaines de Auchan, une caissière avait été mise à pied après ne pas avoir fait payer à une cliente un pain au chocolat trop cuit. © AFP / Eric Feferberg

Une histoire de pain au chocolat trop cuit. On est en 2002 dans le Pas-de-Calais. Laurent Pietraszewski, le ministre nouvellement nommé, travaille alors à la direction du supermarché Auchan de Béthune, aux ressources humaines. Une caissière, déléguée syndicale CFDT, ose offrir à une cliente un pain au chocolat qui était trop cuit. La scène est filmée par les caméras du magasin. La caissière est immédiatement mise à pied, et placée en garde à vue pour vol. 

"On a eu un face-à-face assez viril"

À l'époque jeune délégué régional de la CFDT, Guy Laplatine intervient alors pour éviter un licenciement, "pour faire que la collègue soit réintégrée et innocentée, par rapport à cet événement qui était d'une violence sans nom. Mettre quelqu'un en garde à vue pour quelque chose d'aussi anodin, c'est assez énorme", estime-t-il. "Laurent Pietraszewski était RH du magasin et on a eu un face-à-face assez viril à un moment donné. Il y avait clairement discrimination syndicale. Ce qui est assez cocasse, puisque c’est avec la CFDT qu’il va entre autres discuter du dossier des retraites. De l’eau a coulé sous les ponts..."

Depuis cette révélation dans la matinée, l'histoire fait le tour des réseaux sociaux :

72 000 euros versés par Auchan

L’autre surprise se trouve dans la déclaration de patrimoine de Laurent Pietraszewski : 72 000 euros versés cet été par le groupe Auchan. C’est en fait son indemnité de licenciement. Son contrat avait seulement été suspendu en 2017 après son élection. Cet été, son poste a été affecté à un autre service. Laurent Pietraszewski a refusé cette réorganisation et a donc quitté l’entreprise, dans laquelle il s’occupait du recrutement. 

Capture de la déclaration de Laurent Pietraszewski à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique.
Capture de la déclaration de Laurent Pietraszewski à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique. / -

Sa suppléante bloquée sur Twitter

Autre fait pour le moins surprenant : Laurent Pietraszewski a récemment bloqué sur Twitter sa suppléante, Florence Morlighem, qui va lui succéder à l'Assemblée nationale. Le 14 octobre, cette dernière avait annoncé son départ de La République en marche en raison de "graves dysfonctionnements internes au mouvement tant au local qu'au national". Mme Morlighem entretenait des relations difficiles avec Laurent Pietraszewski, dont elle a été 2 ans durant la collaboratrice parlementaire.

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