Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy sont dimanche sur le plateau des Glières (Haute-Savoie), 75 ans après les combats qui ont marqué l’endroit. Retour sur les passages des chefs de l’État dans ce lieu de la Résistance durant la Seconde guerre mondiale.

Nicolas Sarkozy marche dans la neige du plateau des Glières en 2008 pour atteindre le mémorial de la Résistance.
Nicolas Sarkozy marche dans la neige du plateau des Glières en 2008 pour atteindre le mémorial de la Résistance. © AFP / Eric FEFERBERG

C’est un haut-plateau difficilement accessible du massif des Bornes en Haute-Savoie, perché à 1 450 mètres d’altitude. Haut lieu symbolique de la Résistance pendant la Seconde guerre mondiale, désormais lieu de mémoire incontournable, le plateau des Glières, près de Thônes, était en effet un lieu idéal pour recevoir des parachutages d'armes des alliés. Il y a 75 ans s’y sont tenus des combats qui ont fait une centaine de morts dans les rangs des maquisards. 

L’hommage du général

La nécropole des Glières en 1947 lors de la visite du président Vincent Auriol.
La nécropole des Glières en 1947 lors de la visite du président Vincent Auriol. © Getty /

La Seconde guerre mondiale n’était pas finie que le Général de Gaulle est déjà aux Glières. Nous sommes le 5 décembre 1944, le monument national à la Résistance n’existe pas encore - il sera construit dans les années 1970, inauguré en 1973 par le ministre de la culture André Malraux. Ce jour là, Charles de Gaulle, qui n’est encore que chef du gouvernement provisoire, se recueille devant 80 tombes surmontées d’une croix en bois. C’est lui qui en fait un symbole. Le président Vincent Auriol s’y rendra aussi en 1947 pour poser la première pierre de la nécropole de Morette. 

La commémoration de François Mitterrand 

C’est pour un anniversaire que, comme Emmanuel Macron cette année, François Mitterrand s’est rendu aux Glières. Le 10 avril 1994, le président socialiste est le premier chef d’état de la cinquième République à se déplacer et à se recueillir devant le monument de la Liberté et la nécropole de Morette. Il rend hommages aux derniers témoins rescapés, “symboles vivants d’une grande action qui a marqué l’histoire de France”. 

Le rituel de Nicolas Sarkozy

Il est alors candidat à la présidentielle de 2007, nous sommes entre les deux tours. Nicolas Sarkozy se rend sur le plateau des Glières. Cette première visite du futur chef de l’État est critiquée, l’association des Glières qui entretient la mémoire du lieu refuse d’être présente pour ne pas prendre position pour l’un ou l’autre des candidats. Une fois élu, Nicolas Sarkozy fera de sa visite annuelle aux Glières un vrai rituel, se disant “bouleversé” par ce lieu. Image marquante, en 2008, lorsque le président Sarkozy brave le froid et marche dans la neige pour atteindre le monument. Il reviendra ensuite en avril 2009, 2010 et en mai 2011, sa dernière visite en tant que président de la République. 

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