Affrontements jeudi à Paris lors de la loi Travail
Affrontements jeudi à Paris lors de la loi Travail © MaxPPP/Thomas Padilla

Des défilés plus suivis, entre 170.000 personnes (police) et 500.000 (selon la CGT), mais des manifestations émaillées de violents affrontements à Paris et en province, avec des blessés graves du côté des forces de l'ordre et des manifestants et plus d'une centaine d'interpellations.

Cette quatrième manifestation aura été la plus violente : 124 manifestants interpellés (sur 382 depuis le début de la contestation), 24 gendarmes et policiers blessés dont trois grièvement à Paris. De violents affrontements ont éclaté entre les manifestants et les forces de l’ordre, à Rennes, Nantes, ou Grenoble ainsi qu’à Paris, où 15.000 personnes ont défilé selon la police, 60.000 selon la CGT.

Salariés, étudiants et lycéens ont défilé à Paris entre la place Denfert Rochereau et la place de la Nation, une mobilisation émaillée de violences Thibault Lefevre était dans la manifestation

Lors des affrontements place de la Nation, Thibault Lefèvre a rencontré Solal, un lycéen de 17 ans, le nez en sang.

On se fait gazer de tous les cotés, on est pris entre les casseurs et les CRS parce qu'on en veut pas être derrières les banderoles des syndicats

Sandro est un étudiant en mathématiques. Il soutient les "casseurs", car le problème vient selon lui des CRS, qui ont lancé de nombreuses bombes lacrymogènes. Sandro avec Lara Mercier

Ils font ça pour diviser le mouvement. La violence, elle vient du gouvernement et des CRS.

Un blessé grave à Rennes

A Rennes, 22 personnes ont interpellées dans le cortège, et 9 policiers lègérement blessés.L'IGPN, la police des polices, vient d'ouvrir une enquête pour déterminer les circonstances des blessures reçues par un jeune étudiant de 20 ans, qui a perdu un oeil, dans le centre ville.Son père dénonce l'utilisation de lanceurs de balles comme les Flashballs.►►►ECOUTER - A Rennes, le reportage de Brigitte Hugues

Bernard Cazeneuve a invité les organisateurs des défilés à condamner ces violences

Au total, 24 policiers et gendarmes ont été blessés au cours de la journée. Un policier grièvement blessé à la tête à Paris, dont l'état était qualifié dans l'après-midi "d'urgence absolue" : "il est toujours dans un état sérieux, même s'il va mieux", a déclaré le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve jeudi soir, après s'être rendu à son chevet à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Bernard Cazeneuve a fermement condamné ces violences commises par "une poignée de casseurs qui ont cherché à faire dégénérer ces cortèges et ces manifestations " et a "demandé aux organisateurs de condamner les violences à l'encontre des forces de l'ordre ".

Bernard Cazeneuve

"Ces violences, nous les avons toujours condamnées", a répondu Jean-Claude Mailly (FO), faisant valoir qu'elles éclataient "en dehors des manifs, à côté des manifs". Le président de l'Unef William Martinet a lui aussi condamné les casseurs, mais il a également dénoncé un "usage disproportionné de la force par la police". Malgré tout, le responsable étudiant souhaite "faire le maximum" pour empécher des violences.

William Martinet

Les jeunes et les salariés doivent avoir le droit de manifester pacifiquement

Autre son de cloche pour Danielle Simonet. La conseillère Front de Gauche en est certaine :la violence est le fait des policiers et du Gouvernement.

Depuis le début de ce mouvement il y a des provocations policières

Avec des blessés graves dans les rangs des forces de l'ordre, après les dégradations des casseurs, Nicolas Comte du syndicat Unité-SGP-FO en a marre qu'on dise que c'est la police qui est violente

On considère que ce qui s'est passé est la faute de la Police. Les policiers sont là pour que les manifestations puisses se tenir.

lLes collègues du policier qui a reçu un pavé en pleine figure (le pronostic vital n'est plus engagé) essaient de comprendre ce qui s'est passé, de voir qui a été vraiment arrété : les meneurs, ou celles et ceux qui se sont retrouvés galvanisé par une atmosphère d'insurrection.Huit jeunes sont actuellement en garde à vue, tous à peine majeur. Pas tout à fait le profil des 300 activistes armés et très bien équipés recensés par les services de renseignements. Rocco Contento est le délégué pour Paris du syndicat SGP force ouvriere.

et C'est justement pour tenter d'aller arréter ce genre de manifestant que l'un des policicers en civil non équipé de casque a reçu un pavé

Plusieurs syndicats de policiers vont demander au minisitère de l'Intérieur d'adpater radicalement les dispositifs d'intervention face aux nouveaux modes d'action des casseurs qui sont désormais du niveau de ce que l'on a vu ces dernières années en Allemagne ou en Italie lors des grands sommets internationaux.

Ces groupuscules auront en tout ca reussi à faire qu'on parle plus des affrontements que d'une manifestation qui a mobilisé au moins 50.000 personnes de plus que lors de la précédente mobilisation Lors de la précédente journée de mobilisation le 9 avril.

Heurts et violences lors des manifestations de jeudi
Heurts et violences lors des manifestations de jeudi © Visactu
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