Le Modem est réuni pour son université de rentrée dans le Morbihan. François Bayrou revient sur le devant de la scène après son départ précipité du gouvernement en juin 2017.

François Bayrou au lendemain de sa démission du ministère de la Justice
François Bayrou au lendemain de sa démission du ministère de la Justice © Maxppp / Quentin Top

François Bayrou, mais aussi Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard avaient donné leur démission lorsqu'ils furent cités dans une affaire d'emplois fictifs présumés. Elle concerne une dizaine d'anciens assistants parlementaires de députés européens Modem. L'affaire, révélée par la cellule investigation de Radio France, donne lieu aujourd'hui à des investigations policières. Une information judiciaire pour "abus de confiance", "recel d'abus de confiance" et "escroqueries" a été ouverte au cœur de l'été et confiée à des magistrats du pôle financier du TGI de Paris.

Interrogé cette semaine sur le plateau de La Chaine parlementaire (LCP), François Bayrou s'est montré serein, affirmant qu'il n'y avait "pas d'affaire" et que, qui plus est, son nom n'avait jamais été cité. Reste qu'en tant que chef de parti, il est aussi au coeur des investigations des policiers de l'office anticorruption. Cette enquête, menée tambour battant, pourrait "être vite réglée" confie une source proche du dossier. Les collaborateurs d'anciens députés européens centristes doivent être entendus rapidement.

Au moins deux d'entre eux ont affirmé sur procès-verbal avoir été rémunérés par des fonds européens alors qu'ils travaillaient quasi exclusivement pour le parti. Les éphémères ministres Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard n'ont pas encore été auditionnées mais ça ne saurait tarder. Depuis le début de cette affaire, les cadres du Modem font bloc, réfutant tout système d'emplois fictifs qui aurait permis à leur parti de faire des économies.

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