Plusieurs gouvernements avaient déjà tenté cette réforme. Sans succès.
Plusieurs gouvernements avaient déjà tenté cette réforme. Sans succès. © maxppp

L'idée d'une modulation des allocations familiales en fonction des revenus a été relancée hier mercredi par des députés socialistes mais François Hollande a semblé écarter une telle réforme.

Depuis Milan en Italie, où il rencontrait d'autres dirigeants européens, le chef de l'Etat a affirmé que ce principe, s'il est "en discussion", n'a pour l'instant "pas été retenu".

Cette piste de modulation des allocations familiales est évoquée mercredi en marge du conseil des ministres, au cours duquel est évoqué le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2015, qui prévoit 700 millions d'euros d'économies dans les prestations familiales.

Remplacer la réforme du congé parental par la mise sous condition de ressources des allocations familiales

Pour atteindre cet objectif, le gouvernement propose notamment une nouvelle réforme du congé parental, afin d'avoir un partage plus équitable entre pères et mères. Il propose par ailleurs une division par trois de la prime à la naissance à partir du deuxième enfant. Ces propositions sont critiquées jusque dans les rangs de la majorité.

La veille mardi, lors de la réunion du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, la députée Laurence Dumont a proposé de remplacer la réforme du congé parental par la mise sous condition de ressources des allocations familiales.

Une bonne idée, mais qui nécessite une étude d'impact, Claude Bartolone

Une alternative approuvée par de nombreux députés PS et qui a reçu ce mercredi le soutien prudent du président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone: "une bonne idée", mais qui nécessite "une étude d'impact".

Actuellement, en vertu du principe d'"universalité", les allocations familiales sont versées à tous les ménages à partir de deux enfants. Et leur montant est le même pour une famille modeste comme pour une famille aisée, à savoir 129,35 euros pour deux enfants, 295,05 pour trois enfants, 460,77 pour quatre.

Pour sa part, la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, ne souhaite pas remettre en cause ce principe. "Cette proposition n'est pas celle du gouvernement", a-t-elle expliqué.

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