la livraison confirmée d'un mistral à moscou saluée en france
la livraison confirmée d'un mistral à moscou saluée en france © reuters

"Pour l'instant, il n'y a pas d'accord", dit François Hollande, alors que Moscou annonce près de 1,2 milliard d'euros en dédommagement pour la non-livraison par la France de ces deux navires de guerre.

C'est en raison du rôle de Moscou dans la crise ukrainienne que la France a décidé - après des mois de réflexion - det ne pas procéder à la livraison des maintenant fameux "Mistral". Le premier des deux navires de guerre, le Vladivostok, devait être initialement remis à Moscou à la mi-novembre 2014, tandis que le second, le Sébastopol, devait théoriquement être livré à la Russie à l'automne 2015. Leurs contrat de vente avait été conclu en juin 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy et évalué à près de 1,2 milliard d'euros.

Depuis huit mois, le sujet s'était déplacé de l'opportunité de procéder aux livraisons, à la question du montant du remboursement. Paris avait proposé de rembourser 785 millions d'euros d'avances déjà perçues de Moscou, mais la Russie estimait plutôt son préjudice à près de 1,163 milliard d'euros intégrant les sommes dépensées par la Russie pour la formation en France des 400 marins qui devaient constituer l'équipage. Plus la construction des infrastructures à Vladivostok où devait être basé le premier Mistral, et la fabrication de quatre hélicoptères de combat. Moscou exigeait, en plus, des pénalités.

Selon le quotidien russe Kommersant, la France devrait rembourser quelque 1,2 milliard d'euros , mais pas de pénalités, et l'accord officiel devrait être annoncé dans "les premiers dix jours d'août" par les chefs d'Etat russe et français. Le conseiller de Vladimir Poutine pour les affaires militaires, Vladimir Kozhin, cité par l'agence de presse russe Ria Novosti, déclarait jeudi soir :

Les négociations sont finies, tout a déjà été décidé, le calendrier et la somme.

Une annonce prématurée, selon François Hollande

Pour le chef de l'Etat, interrogé lors d'un déplacement à Saint-Cirq-Lapopie (Lot), il n'y a "pas d'accord", "pour l'instant", entre la France et la Russie :

Des discussions sont engagées. Je prendrai la décision dans les prochaines semaines.

Construits à Saint-Nazaire, ces navires de guerre polyvalents peuvent transporter des hélicoptères, des chars ou des chalands de débarquement et accueillir un état-major embarqué ou un hôpital.

L'entretien des Mistral restés à quai coute à La France5 millions d'euros par mois.

Le navire Mistral
Le navire Mistral © ide
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.