C’est exactement la même tactique qu’au printemps 2017 : le candidat Macron avait alors commencé par dévoiler 14 premiers investis aux élections législatives. Aujourd’hui, 15 noms révéleront ce que la Macronie veut faire pour ce scrutin municipal.

Emmanuel Macron vote au Touquet lors du premier tour de la présidentielle le 23 avril 2017
Emmanuel Macron vote au Touquet lors du premier tour de la présidentielle le 23 avril 2017 © AFP / Eric FEFERBERG

Quarante-deux dossiers ont déjà été étudiés par la Commission nationale d’investitures. Mais seuls les 15 plus emblématiques vont être présentés, ce lundi, à l’heure du déjeuner après une ultime réunion en tout début de matinée.

D’abord... sanctionner !

Les maires de droite qui se sont faussement montrés compatibles avec le macronisme vont être rapidement remis à leur place. Voilà pourquoi le sort de la ville de Reims devrait être réglé dès ce lundi midi, en guise d’exemple : Emmanuel Macron aurait été très déçu par l’attitude d’Arnaud Robinet. L’élu LR sera donc, a priori, directement concurrencé par un candidat de LREM : l’avocat rémois Gérard Chemla.

Ensuite, promouvoir la parité et les "marcheurs"

Le parti présidentiel a promis d’investir des femmes à ces élections municipales. La députée de la majorité, Cécile Muschotti, pourrait faire figure de pionnière... en l’étant dès ce lundi, à Toulon. Autre minorité à ne pas minorer : les fidèles du parti présidentiel ! À Cavaillon, ce serait donc un "marcheur" historique qui pourrait être promu. Un banquier d’affaires, choisi pour être en première ligne face au Rassemblement national. Sacré défi.

Petites, moyennes et grandes communes

Le parti d’Emmanuel Macron aurait tort de ne pas miser sur les grands centres urbains, où il a toujours enregistré ses meilleurs résultats électoraux. Ce qui explique les choix de Reims (Marne, 185 000 habitants), de Toulon (Var, 170 000 habitants), de Cavaillon (Vaucluse, 26 000 habitants). Mais LREM devrait aussi pousser dès ce lundi, son propre candidat pour... Le Bourg-Dun, toute petite commune de Seine-Maritime d‘un peu plus de 400 âmes, pour ne pas dire que la ruralité est mise de côté.

Quelles alliances ?

La République en Marche devrait investir plus de candidats qui ne sont pas issus de ses rangs, que l’inverse. Passer des accords donc, mais refuser les alliances de "circonstance". Voilà pourquoi, les 72 maires et élus locaux qui ont signé une tribune (le 9 juin dans JDD.fr) de soutien à la politique du président Macron ont été passés à la loupe. Dix seulement ont été repérés par LREM comme étant parfaitement sûrs. L’actuel maire de Ploemeur (Morbihan) en fait partie, mais il préférerait ne pas être le premier maire à passer un accord avec le parti présidentiel. Rien n’est simple, décidément...

Préparer les sénatoriales

La consigne a été passée aux députés de la majorité : participer activement aux élections municipales en figurant sur les listes. Pourquoi ? Pour renforcer l’implantation locale du jeune mouvement macroniste, certes, mais surtout - ne jamais rien laisser au hasard - pour pouvoir compter sur de futurs grands électeurs, juste avant les élections sénatoriales de septembre 2020.

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