face à la défiance électorale, françois hollande prône la cohérence gouvernementale
face à la défiance électorale, françois hollande prône la cohérence gouvernementale © reuters

Un petit sursaut à gauche a permis au PS de sauver quelques villes –dont Avignon et Paris– mais la "claque" est bien là, soulignée par Jean-François Copé qui vante la "vague bleue" jamais vue qui permet à la droite de remporter 155 villes de plus de 9.000 habitants.

La gauche perd des villes comme Reims, Saint-Etienne, Pau, Belfort, La-Roche-sur-Yon, Brive-la-Gaillarde, et même Limoges, qui était à gauche depuis plus de 100 ans. A Marseille, Patrick Menucci remporte trois fois moins de sièges que Jean-Claude Gaudin, mais surtout autant que le FN Stéphane Ravier.

Le désaveu infligé à la majorité a tourné également à l'avantage du Front national, qui a réussi à conquérir une douzaine de villes dont Béziers, bien plus que les 4 villes que le FN détenait en 1997. Marine Le Pen -pour qui son parti est devenu la troisième force politique française- s'est réjouie de ces résultats y voyant le début d'une "nouvelle étape pour le FN". Ces succès ne doivent pas cacher les échecs de plusieurs personnalités du FN : Louis Alliot, Florian Philippot et Gilbert Collard.

Le Gouvernement, a assuré sur les différents plateaux télé, via les ministres invités, avoir entendu l'avertissement des électeurs qui l’ont sanctionné en s’abstenant massivement lors du premier tour et encore lors du deuxième tour, même si de manière moins importante.

François Hollande doit "absolument changer de politique"

C’est Jean-François Copé qui le dit mais les ténors PS ne disaient pas autre chose dimanche soir. Certains laissant même filtrer la possibilité d’un remaniement dès lundi.

Jean-Marc Ayrault semblait déjà faire ses paquets. "Ce soir est un moment de vérité. Je le dis sans détour : ce vote est une défaite pour le gouvernement et pour la majorité", a-t-il déclaré depuis Matignon, évoquant une responsabilité "collective, et j'y prends toute ma part" et ajoutant surtout "le président de la République tirera les enseignements de ce scrutin".

Jean-Marc Ayrault

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