Le Premier ministre Édouard Philippe l'a annoncé vendredi à la mi-journée. Cette décision est "réversible" et chaque électeur devra porter un masque grand public.

Le Premier ministre Édouard Philippe, sur le parvis de l'hôtel Matignon vendredi 22 mai.
Le Premier ministre Édouard Philippe, sur le parvis de l'hôtel Matignon vendredi 22 mai. ©

Le second tour des élections municipales va se tenir le dimanche 28 juin, a annoncé le Premier ministre Édouard Philippe. "Nous pensons que la vie democratique, elle aussi, doit reprendre tous ses droits", a-t-il dit. Cette décision est "réversible", a-t-il précisé, si jamais la situation épidémiologique devait évoluer dans les jours et semaines qui viennent. Les électeurs devront porter un masque grand public au cours des opérations de vote, a précisé son ministre de l'Intérieur.

Prévu initialement le 22 mars, il avait été reporté en raison de la crise sanitaire du coronavirus qui touche violemment la France depuis le mois de mars. La tenue du premier tour le 15, à la veille de l'annonce du confinement, avait été marqué par un bond massif de l'abstention, qui avait dépassé 55 % des électeurs.  

Le président Emmanuel Macron et son Premier ministre ont depuis largement consulté en quête d'un consensus. Le chef de l'État s'était entretenu mardi avec plusieurs maires et leurs représentants, les présidents de l'Assemblée et du Sénat tandis qu'Edouard Philippe avait reçu mercredi soir les chef.fe.s de partis.  

Des dirigeants politiques divisés sur cette date

Les tenants d'un scrutin en juin font notamment valoir la nécessité d'installer les exécutifs locaux qui ont la main sur la commande publique, cruciale dans la relance du pays. Un report au-delà du mois de juin obligerait aussi à reprogrammer l'intégralité du scrutin (1er et 2e tours) dans les 5 000 villes concernées.

Les détracteurs de cette hypothèse pointent les risques sanitaires, la probabilité d'une forte abstention, la campagne entravée par les restrictions...

Dans un précédent article, nous avions fait le point sur les tenants d'un second tour en juin et de ceux qui préféraient le repousser à plus tard. Si les dirigeants de partis n'étaoient pas tous sur la même longueur d'ondes, la plupart des élus locaux étaient favorables à un second tour se tenant le 28 juin. 

"Il conviendra de faire campagne différemment"

"Qui peut dire" que la situation sera "significativement meilleure" à la rentrée ou en janvier, a demandé Edouard Philippe. "Il conviendra de faire campagne différemment", pour faire en sorte de respecter les gestes barrière, a insisté le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à la suite du Premier ministre. Cette campagne devra s'appuyer sur ne numérique, selon lui.

Seulement environ 5 % des communes doivent donc organiser ce second tour tandis que 30 143 communes avaient pu élire leur conseil municipal au complet dès le premier tour, le 15 mars. Ces derniers entreront en fonction à partir de samedi pour élire les maires et les adjoints dans des conditions sanitaires renforcées.  

Le conseil scientifique a recommandé que cette première réunion se limite à l’installation des exécutifs municipaux reportant à plus tard celle des conseils communautaires ou métropolitains.

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