Selon les premières estimations d'Ipsos/Sopra Steria pour Radio France, France Télévisions et les Chaînes parlementaires, la candidate socialiste est en tête au premier tour, avec quasiment le tiers des suffrages exprimés. Elle devance largement Rachida Dati (LR) et Agnès Buzyn (LREM).

Affiches de campagne des municipales à Paris
Affiches de campagne des municipales à Paris © AFP / Joel Saget

Dans la capitale, la campagne municipale n'a pas été de tout repos, entre les dissidences à LREM, l'abandon spectaculaire de Benjamin Griveaux et l'arrivée d'Agnès Buzyn, le remuant Marcel Campion et les débats entre tous les candidats... Pourtant, à l'issue de ce premier tour, qui pourrait bien ne pas compter si le second est reporté, c'est bien la maire sortante Anne Hidalgo qui arrive largement en tête.

Les listes de la candidate soutenue par le PS et le PCF obtiendraient un peu plus de 29 % des voix dès le premier tour sur l'ensemble de la ville, loin devant Rachida Dati (22,8 %), Agnès Buzyn (moins de 18%) et David Belliard (10,9 %).

Les listes soutenant d'autres candidats ne dépassent pas des scores à un chiffre, de 0,5 % pour Marcel Campion à 6,8 % pour le candidat dissident de LREM Cédric Villani.

Qu'attendre du second tour, s'il a lieu ?

Un scrutin qui comporte tout de même un grand nombre d'inconnues. D'abord, l'abstention à Paris a été particulièrement forte : 56,9 % d'électeurs inscrits ont boudé les isoloirs, plus que la moyenne de l'abstention en France, qui a battu un record historique.

Ensuite, le second tour pourrait bien être reporté, comme le réclament de plus en plus de figures politiques. Dans ce cas, les résultats de ce premier tour aux circonstances bien particulières risquent tout simplement de ne pas compter.

Enfin, en cas de maintien du second tour, la question des alliances pourrait se poser dans les jours qui viennent. Si Agnès Buzyn a affirmé que ses listes se maintiendraient sans possibilité d'alliance avec les deux autres candidates, il n'est pas impossible que Cédric Villani rejoigne ses anciens alliés LREM. Tout comme les candidats EELV et LFI, qui ont travaillé avec Anne Hidalgo ces six dernières années, pourraient poursuivre, à terme, cette union de gauche à la tête de la capitale.

À noter qu'à Paris, on vote pour élire des conseillers qui siégeront dans leur conseil d'arrondissement, mais aussi, pour certains, au Conseil de Paris. Ce sont ces derniers conseillers qui éliront, lors du "troisième tour", le ou la maire de Paris.

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