hollande dans l'entonnoir de l'après-municipales
hollande dans l'entonnoir de l'après-municipales © reuters

Bien sûr, l'élection n'est pas terminée. Évidemment, l'heure est au "sauvetage" de ces 315 communes où le FN est présent au second tour. Pourtant, c'est déjà la question de l'après-municipales qui se pose en cette dernière journée de tractations.

On a beau ne plus trop croire aux sondages depuis quelques heures, pour le gouvernement le chiffre est presque aussi douloureux que celui de l'abstention ou les scores du Front national : 79% des Français souhaiteraient un remaniement ministériel, 69% un changement de Premier ministre (sondage BVA pour l'Express). Des chiffres obtenus avant même le premier tour des élections municipales et le camouflet infligé aux candidats socialistes.

► ► ► CONSULTER | Les scores des ministres engagés sur des listes municipales

Il faut dire que la popularité de l'exécutif est à nouveau au plus bas : 28% d'opinions favorables pour François Hollande, 25% pour Jean-Marc Ayrault, un niveau record pour un Premier ministre.

L'analyse de Gaël Sliman, directeur général adjoint de BVA

Y'a-t-il un divorce entre le Parti Socialiste au pouvoir et les classes populaires ?

Oui, mais cela s'inscrit dans la continuité, selon Laurent Bouvet, directeur de l'observatoire de la vie politique à la fondation Jean Jaurès

Le signal est donc clair : continuer avec le PS, pourquoi pas, mais pas avec la même équipe ni la même politique. Et les alliés de la majorité jouent à fond cette carte pour négocier les accords d'entre deux tours, entamés hier.

Henri Emmanuelli, député des Landes, était l'invité de Claire Servajean dans le journal de 13h

Le changement de cap, beaucoup d'élus le réclament déjà, Marion Lagardère les a interrogés

Sans grande surprise, les socialistes retrouvent des alliés Verts solides... Mais les alliances et autres fusions de listes coûteront souvent cher. C'est le cas notamment à Paris, Toulouse, Lyon, Strasbourg, Saint-Etienne ou Valence. Quant aux désistements, ils font l'objet de stratégies très différentes selon les situations. Si à l'UMP, tout désistement est sanctionné (même si cela fait gagner le Front national), c'est l'inverse au PS : les investitures de second tour seront refusées quand ces candidatures pourront favoriser le parti de Marine Le Pen.

Des tractations qui se jouent selon des règles bien précises, selon Thomas Guénolé, politologue et auteur du "Petit guide du mensonge en politique"

► ► ► ALLER PLUS LOIN | Municipales, des scores historiques pour le FN

► ► ► ALLER PLUS LOIN | Du désistement au front républicain, les alliances s'organisent

► ► ► CONSULTER | Les résultats ville par ville

Les candidats ont jusqu'à ce soir 18h pour constituer de nouvelles listes et acter les éventuelles fusions. Après, la campagne reprendra ses droits... en attendant ses conséquences dans les jours qui suivront.

Les villes qui pourraient passer au FN
Les villes qui pourraient passer au FN © ide
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