Il y aura finalement sept candidats à la primaire de gauche. Chacun a déjà ébauché son programmes et les idées qui pourraient les différencier.

Dirigeants socialistes et 'certains) candidats à la primaire réunis en convention le 3 décembre à Paris
Dirigeants socialistes et 'certains) candidats à la primaire réunis en convention le 3 décembre à Paris © Maxppp / Christophe Petit-Tesson

La Haute Autorité des primaires citoyennes de la gauche a révélé ce samedi les noms de ceux qui participeront à la course à l'investiture. Sept candidats sont en lice : Jean-Luc Benhamias, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy et Manuel Valls.

Il y a donc deux recalés, sur les neuf personnalités qui avaient déposé leur candidature à la date limite, jeudi : l'ancien inspecteur du travail Gérard Filoche, représentant de l'aile gauche du PS (qui a d'ores et déjà annoncé qu'il allait déposer un recours contre cette décision), et l'invité-surprise Fabrice Verdier, membre du Conseil national du PS et conseiller municipal à Châteaudun en Eure-et-Loir.

Le scrutin aura lieu les 22 et 29 janvier (►lire ici le mode d'emploi de cette primaire), la campagne officielle n'a pas encore débuté, mais déjà les postulants précisent, plus ou moins, leurs programmes. Et des divergences apparaissent au sein de la Belle alliance.

Programmes... en chantier

Vincent Peillon, candidat inattendu à cette primaire avance pour l'instant sa "centralité" au sein du PS ni trop à gauche, ni trop au centre. Son projet, comme celui de Manuel Valls, est embryonnaire, l'un et l'autre n'ont même pas encore de site-web de campagne.

Projet d'experts pour Benoît Hamon qui souhaite (comme Montebourg et Valls) réserver le 49-3 aux projets de loi budgétaires et en plus créer un 49-3 citoyen, un pour cent du corps électoral qui pourrait bloquer une loi au parlement, le septennat unique et l'abrogation de l'article 16 sur les pleins-pouvoirs.

VIe République

Une nouvelle république, c'est aussi le credo du projet participatif d'Arnaud Montebourg : septennat non-renouvelable et la moitié des sénateurs tirés au sort. Mais il met l'économie au cœur de son programme, façon gaullisme d'Etat "par le haut" : 80% des marchés publics réservés aux PME, nationalisation temporaire d'une grande banque pour financer l'économie, là où Benoît Hamon souhaite relancer "par le bas" avec le développement des SCOP et de l'économie sociale et solidaire. Difficile enfin de savoir ce que propose la radicale de gauche Sylvia Pinel, sa candidature est d'abord tactique.

►►►Pour vous y retrouver dans les (esquisses de) programmes des candidats, plongez-vous dans le tableau ci-dessous (utilisez la barre en bas du tableau pour naviguer) :

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