"Debout la France", le parti de Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidentielle, tient son Congrès annuel ce dimanche après-midi à Paris, quai de Grenelle.

Nicolas Dupont-Aignan était il y a quelques jours à Belfort pour soutenir les employés Alstom
Nicolas Dupont-Aignan était il y a quelques jours à Belfort pour soutenir les employés Alstom © Maxppp / Lionel Vadam

En six ans, "Debout la France" est devenu le sixième parti de France, au niveau du Front de Gauche et des Verts avec 800.000 voix aux dernières régionales. Thème du congrès 2016 : "Nettoyons la politique", cheval de bataille du député de l’Essonne qui tente de se placer au-dessus des partis classiques.

Hors du système mais pas anti-système. Souverainiste, mais pas identitaire. Attaché aux valeurs de droite, mais pas à son libéralisme économique. Voilà comment se définit Nicolas Dupont-Aignan, convaincu d’avoir une vraie chance pour 2017, dans une France exaspérée par sa classe politique, et que la crise des migrants et les attentats islamistes ont déporté vers la droite.

Crédité par les sondages de 5 à 7% des voix, alors qu’il n’a pas dépassé les 2% en 2012, le député de l’Essonne, que ses détracteurs surnomment "Monsieur 5%", se sent pousser des ailes. Pas pour être élu président - scénario improbable en dépit de son optimisme sans limite - mais pour atteindre au moins la barre des 10% et s’imposer en arbitre à droite au deuxième tour.

A condition d’ici là d’éviter le trou d’air de l’automne, "monopolisé par la primaire de droite", explique-t-il. Voilà pourquoi des dizaines de déplacements sont déjà prévus dans toute la France, après l’organisation de ce congrès à Paris, auquel l’ancien trader Jérôme Kerviel participera.

A condition aussi de ne pas se faire piller ses idées par le Front national, qui lorgne sur ses voix. Voilà pourquoi, Nicolas Dupont- Aignan assume aussi entretenir un certain flou sur son programme, jusqu’à janvier prochain.

Derniers articles


Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.