[scald=27691:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Défait par Eva Joly lors de la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Nicolas Hulot pourrait quitter le parti écologiste avant la fin août, indique son conseiller Jean-Paul Besset.

L'animateur de télévision avait auparavant exprimé sa déception dans le magazine "Bretons", critiquant durement le rassemblement écologiste et certains de ses cadres, tout en se défendant de vouloir régler des comptes.

Dans le quotidien La Montagne, paru samedi, Jean-Paul Besset laisse entendre que Nicolas Hulot pourrait quitter EELV avant les journées d'été du rassemblement écologique, du 18 au 20 août à Clermont-Ferrand.

"Si vous voulez mon sentiment personnel, il ne viendra pas à Clermont", dit-il.

Vendredi, sur France info, Nicolas Hulot avait lui-même assuré, face à "l'immense gâchis" de sa défaite à la primaire, "qu'il ne sert à rien d'insister".

Dans "Bretons", l'animateur estime que la primaire qui l'a opposé à l'ex-magistrate Eva Joly "aura donné un spectacle assez préjudiciable" de l'écologie.

Selon lui, tout à été fait par les cadres du mouvement pour lui compliquer la tâche, du calendrier choisi au périmètre de vote.

Il se demande aussi "quel diplôme de psychologie il faut avoir pour comprendre leur fonctionnement".

"De Jean-Vincent Placé à Dany Cohn-Bendit, en passant par Cécile Duflot et Noël Mamère, ils n'ont eu de cesse de me demander de les rejoindre. Mamère m'a dit que j'étais le seul candidat possible. Et pourtant, il fut le premier à m'envoyer des banderilles quand je me suis présenté", déplore-t-il.

Néanmoins, l'animateur assure n'avoir aucune rancoeur envers Eva Joly, qui a obtenu une victoire très nette avec 58,16% des voix.

L'annonce du probable départ de Nicolas Hulot d'EELV relance les spéculations sur un rapprochement avec Jean-Louis Borloo, le leader du Parti radical qui semble préparer sa candidature à la présidentielle de 2012.

L'animateur avait semé le trouble lors du congrès des écologistes en confiant à des journalistes qu'il avait "pendant un court temps" envisagé un tandem avec Jean-Louis Borloo.

Ce dernier avait aussitôt redit "son estime" pour l'écologiste, avec lequel il avait travaillé lors du Grenelle de l'environnement.

Gérard Bon, édité par Marine Pennetier

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