[scald=99913:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - La dynamique positive de Nicolas Sarkozy subit un coup d'arrêt et 3,5 points le séparent désormais de François Hollande dans les intentions de vote du premier tour de la présidentielle, selon le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris-Match.

La candidat socialiste a gagné jeudi un point à 29%, tandis que le candidat-président a perdu 1,5 point (25,5%), des scores qui n'ont pas évolué vendredi, et retrouve le niveau de sa déclaration de candidature, précise cette note d'étape de la semaine.

L'Ifop note que le "décrochage" de Nicolas Sarkozy a débuté deux jours après "l'annonce surprise" par son adversaire de son intention d'instaurer une tranche d'imposition de 75% pour les revenus supérieurs à 1 million d'euros.

En début de semaine, l'écart entre François Hollande (28%) et Nicolas Sarkozy (27%) n'était plus que d'un point. Mais à partir de jeudi, le candidat PS a repris l'ascendant.

François Hollande "connaît une légère progression qui lui permet de se rapprocher à nouveau de la barre des 30%, alors que ses scores suivaient une courbe descendante depuis le lancement de la campagne de Nicolas Sarkozy", souligne l'Ifop.

En outre, dans les intentions de vote au second tour, le prétendant socialiste reprend une très nette avance de 14 points, avec 57% contre 43%.

La semaine a été marquée par une mauvaise passe du chef de l'Etat, de son discours de mardi sur l'éducation à Montpellier à l'accueil houleux que lui a réservé la ville de Bayonne jeudi.

Le candidat soutenu par l'UMP ne parvient à récupérer qu'à peine plus d'un électeur du centriste François Bayrou sur cinq. Surtout, les reports de l'électorat de Front national restent très insuffisants, note l'Ifop.

Depuis le début des mesures dans le cadre de ce baromètre, la part des électeurs de Marine Le Pen se reportant au second tour vers Nicolas Sarkozy n'a en effet jamais dépassé la barre des 40%, et atteint même un niveau plancher en fin de semaine (environ 32%).

Parmi les autres principaux prétendants, Marine Le Pen confirme cette semaine sa légère progression, après le creux mesuré à la mi-février. Avec 18,5% des intentions de vote vendredi, la candidate frontiste gagne 1 point en une semaine et consolide son avance sur le centriste François Bayrou qui piétine autour des 12%.

Ces évolutions s'inscrivent dans un contexte de solidification de la certitude du choix des électeurs. Soixante-quatre pc des sondés déclarent en effet qu'ils ne changeront pas d'avis d'ici le 22 avril, alors qu'ils n'étaient que 62% il y a une semaine.

Ce sondage a été réalisé auprès d'un échantillon de 912 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d'un échantillon de 973 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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