Un an de prison ferme pour Nicolas Sarkozy et deux avec sursis, dans l'affaire dite des écoutes. L'ancien président fait appel, mais cette condamnation, c'est une hypothèse qui s'envole pour la droite l'an prochain. Terminé l'espoir du retour de l'ancien chef de l'État.

À droite, Nicolas Sarkozy ne pourra plus être le recours
À droite, Nicolas Sarkozy ne pourra plus être le recours © Maxppp / Frantz Bouton

La droite a fait bloc après la condamnation en première instance de Nicolas Sarkozy dans l'affaire dite des écoutes. De Xavier Bertrand à Bruno Retailleau, en passant par Christian Jacob, tous ont fait état de leur sidération. Mais en coulisses, certains lancent un cri d'alerte et demandent à ce qu'on en finisse, cette fois définitivement, avec l'hypothèse d'un retour de l'ancien chef de l'État et à une candidature miracle qui sauverait la droite.

La condamnation de Nicolas Sarkozy,  a-t-elle sonné le glas de son hypothétique candidature ?

Beaucoup à droite en sont aujourd'hui convaincus : "le procès des écoutes c'était quitte ou double" explique un élu un temps proche de l'ancien président. Soit une relaxe, et c'est un homme triomphant qui aurait abordé la suite du calendrier judiciaire, soit une condamnation et c'est affaibli que Nicolas Sarkozy se présentera devant les juges pour l'affaire Bygmalion, "une affaire qui sera encore plus rude", analyse un conseiller, "ça parle du financement de la campagne, ça les gens comprennent".

Car ces dernières semaines, l'hypothèse d'une candidature miracle de Nicolas Sarkozy avait refait surface, depuis notamment le début de ce procès des écoutes. "Il était tellement combatif" raconte un conseiller, "que l'on s'est mis à croire à son retour." La direction du parti elle-même s'est mise à évoquer à nouveau l'ancien président. "C'est notre premier choix" affirmait même récemment un responsable.

Les Républicains enfin prêts à tourner la page ?

Pour certains, de la jeune génération notamment, il est grand temps : "Fillon, Sarko, ça finit toujours par jeter l'opprobre sur nous tous."

Dans l'entourage d'un prétendant à la présidentielle le message est clair : il est grand temps de dire stop et "de laisser ce fantasme du retour de Sarkozy derrière nous et de se focaliser sur 2022." 

Un vœu qui semble pieux tant la droite, en manque de leader, a du mal à lâcher son dernier président, sa dernière grande victoire. "Il y aura toujours un sarkozyste, qui dira qu'il faut attendre l'appel, que rien n'est joué" soupire un conseiller. À la direction du parti, un cadre se prenait même a rêver. "On verra les prochains sondages, les Français le considèreront peut être eux aussi comme la victime d'un acharnement judiciaire. "