Avant d'annoncer son plan d'action et ses mesures lundi soir pour tenter une sortie de la crise des "gilets jaunes", Emmanuel Macron a beaucoup consulté. Des consultations souvent officielles mais parfois aussi officieuses... Vendredi dernier il a ainsi déjeuné à l'Elysée avec Nicolas Sarkozy.

Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy, près de Brigitte Macron, le 8 mai dernier au Stade de France
Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy, près de Brigitte Macron, le 8 mai dernier au Stade de France © AFP / Damien MEYER

Partenaires sociaux, présidents de régions : ces derniers jours, pour imaginer une solution pour sortir de la crise politique des "gilets jaunes", Emmanuel Macron a beaucoup consulté, avant d'annoncer son plan et ses mesures lundi soir. Mais en parallèle de ces consultations officielles, d'autres, sont plus officieuses... comme ce déjeuner vendredi dernier à l'Elysée avec Nicolas Sarkozy

"La patte Sarkozy"

L'ancien président a volontiers répondu à l'invitation de l'actuel locataire de l'Élysée. Et dans le plan annoncé lundi soir par Emmanuel Macron, "j'ai tout de suite vu la patte Sarkozy", sourit un député Les Républicains. Le plus flagrant, c'est bien sûr le retour des heures supplémentaires défiscalisées

Une idée soumise vendredi au déjeuner ? "Certainement", répond l'entourage de l'ancien président, évoquant la relation de confiance entre les deux hommes, qui se sont rencontrés plusieurs fois depuis le début du quinquennat. Une conseillère de Nicolas Sarkozy confie :

Il est le seul avec qui Emmanuel Macron peut partager à expérience équivalente. 

Ces retours d'expérience, les deux hommes souhaitent les multiplier. Rien qui n'étonne les anciens sarkozystes : "La politique est toute sa vie, ça le titillera toujours", admet une amie de 40 ans. 

Le scénario du recours

Jusqu'à imaginer un retour ? Pour l'instant le principal intéressé y oppose officiellement un non catégorique. Un ancien conseiller confirme : "Nicolas Sarkozy ne reviendrait dans l'arène qu'en cas de victoire certaine". Certes... Mais quelques députés LR, qui connaissent bien l'ancien président et qui le rencontrent encore régulièrement, détaillent un tout autre scénario : celui "du recours".  

"Nicolas Sarkozy attend patiemment que les circonstances, qui ne cessent de se dégrader, exigent son retour", jure un proche de Laurent Wauquiez. Un rôle du sauveur... Lui s'en défend : "J'ai les avantages de tout ce que j'ai construit sans les inconvénients du pouvoir", confie son entourage. 

Reste sa cote de popularité, qui n'a cessé de grimper depuis l'été dernier. Elle pourrait effectivement lui donner des idées...  

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