Après l'annonce des scores, Nicolas Sarkozy est allé remercier les militants
Après l'annonce des scores, Nicolas Sarkozy est allé remercier les militants © MaxPPP/Ian Langsdon

Nicolas Sarkozy a remporté la victoire au premier tour avec 64,5% des voix, un résultat en-deçà de son score de 2004 lorsqu'il avait été plébiscité par 85% des votants. Avec presque un tiers des suffrages c'est Bruno le Maire qui tire son épingle du jeu.

Le député de la Drôme Hervé Mariton est troisième avec 6,32%.

Les proches de l'ancien chef de l'Etat tablaient encore il y a quelques semaines sur un score supérieur à 80%. Leur objectif avait ensuite été revu à la baisse, avec 70%. En 2004, il avait été élu avec 85% des voix.

Nicolas Sarkozy n'a donc pas obtenu le retour éclatant qu'il espérait. Certes, il a été élu - dès le 1er tour - président de l'UMP, mais plus d'un tiers des suffrages lui a échappé au profit de ses deux rivaux. Une victoire en demi-teinte pour l'ancien Chef de l'Etat, forcé de constater qu'il n'a plus tout le parti derrière lui.

L'analyse de Carine Bécard

La vraie "vedette" de ce scrutin c'est Bruno Le Maire , qui frôle les 30% de suffrages. Cet ancien ministre de Nicolas Sarkozy, quasi-inconnu quand il a commencé sa campagne, se révèle désormais comme le meilleur de sa génération et le petit caillou dans la chaussure du nouveau patron du parti.

Le reportage de Carine Bécard au QG de campagne de Bruno Lemaire

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Le scrutin par internet a été marqué par une participation record de 58,1%

Au total, 155.851 votants se sont prononcés, 434 bulletins blancs ont été comptabilisés, malgré les attaques informatiques que le site de vote a connu vendredi soir et les nombreux problèmes rencontrés par les votants, comme l'impossibilité de récupérer les codes pour voter pour les adhérents ayant un prénom ou un nom composé, ou une particule.

Nicolas Sarkozy succède au triumvirat Juppé-Fillon-Raffarin qui a ssuré l'intérim à la tête du parti depuis la démission au printemps dernier de Jean-François Copé. L'UMP a beau être, avec plus de 260.000 militants., l'un des principaux partis de France, il est endetté à hauteur de 74 millions d'euros.

Le secrétaire général par intérim, Luc Chatel, a salué dans ce scrutin "une nouvelle ère qui s'ouvre pour notre famille politique", mais on ignore toujours ce que Nicolas Sarkozy veut vraiment faire de l'UMP, à part changer de nom et évidemment en faire un instrument de sa reconquête de l'Elysée en 2017.

Pour le politologue et maître de conférences à Sciences PO, Thomas Guenolé, Nicolas Sarkozy a réussi à transformer cette élection en référendum pour ou contre sa personne

Thomas Guenolé

"Ce vote marque un nouveau départ pour notre famille politique"

Nicolas Sarkozy a réagi, dès l'annonce de sa victoire, sur Facebook. "Le temps est désormais venu de passer à l’action", prévient le nouveau président de l'UMP.

Sarkozy sur Facebook
Sarkozy sur Facebook © radio-france

Les réactions

Alain Juppé a été l'un des tous premiers a adressér ses "félicitations très amicales" au nouveau président de l'UMP. Le futur candidat à la primaire attend maintenant de Nicolas Sarkozy :

Qu'il apaise car il y a eu des tensions incontestables. Ce n'est pas dans le conflit interne que l'on peut faire évoluer les choses. Il faut apaiser et il faut rassembler. C'est à lui de prendre l'initiative. Je suis prêt à l'aider dans la ligne que j'ai indiquée, un large rassemblement de la droite et du centre.

D'autres réactions à l'UMP sont encore plus "fraiches", voir glaciales, comme celle de François Fillon

Ou de Xavier Bertrand

Infographie Election du président de l'UMP
Infographie Election du président de l'UMP © ve
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