Nicolas Sarkozy interviendra sur France 2 à 20h
Nicolas Sarkozy interviendra sur France 2 à 20h © Reuters / Robert Pratta

Sans surprise, l'ancien président de la République a annoncé vendredi sa candidature à une autre présidence, celle de l'UMP. Une annonce dont il ouvre le deuxième mouvement dimanche soir : après le message sur Facebook, voici venu le temps de l'interview télévisée.

Nicolas Sarkozy est décidément un président de réseaux... sociaux. Après avoir mis fin à un (faux) suspense savamment entretenu par un simple message Facebook vendredi, c'est sur Twitter que l'ancien président a annoncé la deuxième étape de son retour : une interview dans le journal de 20h de France 2, dimanche soir.

Le candidat à la présidence de l'UMP est désormais revenu dans la course politique, deux après sa défaite à la présidentielle en 2012, qui l'avait poussée à se mettre en retrait. Un retour évidemment salué par ses alliés politiques les plus proches.

Parmi eux, Bernadette Chirac parle d'une "décision qui pèse lourd" (au micro de Jacques Vendroux)

► ► ► DÉCRYPTAGE | Sarkozy sur Facebook parle à "ses chers amis"

Nicolas Sarkozy détaillera dans son interview sur France 2 son projet pour l'UMP, "sa famille politique", qu'il veut reconquérir et réformer de fond en comble "en trois mois" afin de proposer aux Français un nouveau parti.

Il faudra en effet préciser son projet, pour Pascal Perrineau, professeur à Sciences Po (avec Cyril Graziani)

Il a déjà expliqué dans le JDD ce matin comment il veut réformer son propre parti, Cyril Graziani...

Un projet qui, sauf surprise, doit lui servir de marchepied pour être ensuite candidat à la primaire puis à la présidentielle 2017, et ainsi prendre sa revanche sur François Hollande... ou un autre candidat socialiste.

"Le match pour 2017 a commencé"

La phrase est d'Alain Juppé, candidat assumé à la primaire UMP en vue de la présidentielle. Pour l'ancien Premier ministre, le retour de Nicolas Sarkozy et sa volonté de prendre la tête du parti d'opposition font évidemment penser à l'échéance suivante.

Je sais bien qu'aujourd'hui le match a commencé et que le tacle commence. On essaie de faire croire que je n'irai pas jusqu'au bout. Eh bien je vais en apporter la démonstration. Vous le verrez en 2016 et 2017. Je le confirme, je l'écris, je le signe.

Mon adversaire dans tout ça, ce n'est pas les partenaires de la droite et du centre, mon adversaire, c'est le pouvoir socialiste. Je ne vais pas passer mon temps à me positionner par rapport à Nicolas Sarkozy, ce qu'il pense, ce qu'il est supposé penser ou ce que vous lui faites dire.

"En rien une surprise" pour Manuel Valls

Interrogé sur le retour de Nicolas Sarkozy par l'AFP, le premier ministre a estimait que ce retour ne changeait "rien" de son point de vue. Il rappelle d'ailleurs que ce retour "n'apparait en rien comme une surprise".

Dans ma fonction de chef du gouvernement, je ne dois pas être préoccupé par ce type d'affaires sur la vie du parti d'opposition. Je crois que nous ne devons pas nous laisser détourner, quand on gouverne le pays, dans une situation difficile, dans un moment de très grande tension au plan mondial avec des défis européens et nationaux par ce qui est, au fond, quelque chose qui n'apparaît en rien comme une surprise.

Pour redevenir leader de l'UMP, Nicolas Sarkozy devra être préféré par les militants aux deux autres candidats à la présidence : Hervé Mariton et Bruno Le Maire.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.