Nicolas Sarkozy à l'arrivée à la permanence UMP du 16e arrondissement
Nicolas Sarkozy à l'arrivée à la permanence UMP du 16e arrondissement © MaxPPP/EPA/Ian Langdon

À peine revenu à la tête de ce qui s'appelle encore l'UMP, l'ancien président fait face au doute voire à la méfiance de ceux qu'il veut réconcilier. Son futur "comité des ex-Premier ministres" n'a pour l'instant convaincu qu'un seul d'entre eux.

Ce n'était pas forcément le plus facile à convaincre : Dominique de Villepin avait pourtant accepté la proposition de Nicolas Sarkozy de rejoindre ce nouveau conseil des sages à droite. Il risque toutefois d'y être bien seul, car deux autres figures du parti ont déjà exprimé leurs doutes : François Fillon et Alain Juppé.

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Le maire de Bordeaux dit attendre des précisions de Nicolas Sarkozy sur le concept même. Selon son bras droit, Gilles Boyer, "il devra expliquer ce qu'il compte faire avec le Bureau politique statutaire du parti", dont les anciens Premier ministres sont automatiquement membes. "Si le comité des ex-Premiers ministres est une instance consultative qui s'ajoute au BP, alors d'accord. Mais il n'est pas question qu'il s'y substitue."

Chez les proches de François Fillon, c'est un refus plus net. "François Fillon ne demande pas de traitement particulier, le BP fonctionne, il n'est pas nécessaire de créer une nouvelle instance. Il n'y participera donc pas."

Marathon des tête-à-tête

Deux noms circulent déjà pour l'équipe du nouveau président : Thierry Solère, député de Boulogne-Billancourt (proche de Bruno Le Maire) qui devrait devenir porte-parole de l'UMP, et Frédéric Péchenard, nommé directeur général du parti.

Nicolas Sarkozy continue en parallèle à rencontrer les figures de son parti. Après Bruno Le Maire, reçu lundi matin et qui l'accompagnera lors d'un déplacement officiel en Allemagne, puis Xavier Bertrand, il doit rencontrer Jean-Pierre Raffarin, Christian Jacob, Nathalie Kosciusko-Morizet et Laurent Wauquiez, avant de recevoir Edouard Balladur mardi.

Objectif : encore et toujours rassembler une formation politique qui a vécu des mois difficiles depuis le départ de Jean-François Copé, son ancien président (voire depuis l'élection de ce dernier face à François Fillon).

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