nicolas sarkozy se trouve dans les locaux de la police à nanterre
nicolas sarkozy se trouve dans les locaux de la police à nanterre © reuters

Nicolas Sarkozy devait être présenté mardi soir aux juges en vue d'une possible mise en examen dans un dossier de trafic d'influence présumé. Me Thierry Herzog, et Gilbert Azibert, avocat général à la Cour de cassation, ont été mis en examen mardi soir

L'ancien président est arrivé vers 23h40 au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris après plus de 15 heures de garde à vue dans les locaux de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

Depuis lundi, trois autres protagonistes de l'affaire, le défenseur de l'ancien président, Thierry Herzog, et deux avocats généraux de la Cour de cassation, Gilbert Azibert et Patrick Sassoust, étaient également en garde à vue. Après une prolongation de 24 heures, l'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, et Gilbert Azibert, avocat général à la Cour de cassation, ont été mis en examen dans le cadre de l'information judiciaire pour trafic d'influence présumé et violation présumée du secret de l'instruction.

Nicolas Sarkozy, qui s'est donné jusqu'à l'automne pour décider s'il fait son retour en politique, est au centre d'une information judiciaire ouverte le 26 février pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction sur la base d'écoutes téléphoniques qui l'ont ciblé, lui et son entourage.

Les enquêteurs soupçonnent un réseau d'informateurs au sein de la justice et de la police de l'avoir renseigné sur les procédures judiciaires le visant.

UN JUSTICIABLE COMME LES AUTRES

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane le Foll, a assuré que la justice devait "aller jusqu'au bout", car Nicolas Sarkozy, qui a perdu son immunité après sa défaite de 2012, "est désormais un justiciable comme les autres". Le président socialiste de l'Assemblée, Claude Bartolone, a appelé à la réserve et à ne pas menacer par des déclarations intempestives "une institution républicaine comme la justice".

Les réactions ont été modérées au sein de la droite, même si quelques proches de l'ancien chef de l'Etat ont dénoncé une instrumentalisation politique de l'affaire.

Jamais on n'aura affublé un ancien président d'un tel traitement, d'un tel déferlement de haine

a ainsi déclaré le maire UMP de Nice, Christian Estrosi.

D'autres proches de l'ancien président dénoncent une action de magistrats "politisés". Un reproche auquel le président de l'Union syndicale des magistrats Christophe Régnard est habitué.

Christophe Régnard répond à Corinne Audoin

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