[scald=110139:sdl_editor_representation]par Yann Le Guernigou

BESANÇON, Doubs (Reuters) - Surfant sur des sondages qui lui sont moins défavorables, Nicolas Sarkozy a raillé vendredi ses adversaires socialistes, leur candidat François Hollande en tête, assimilés à un "petit club" de gens heureux dont il a dérangé la tranquillité.

Tout au long d'un déplacement dans l'agglomération de Besançon entamé par la visite d'une maison médicale et conclu par un meeting, le président candidat n'a pas manqué une occasion de s'en prendre à son principal rival.

"Un certain nombre de candidats sont en train de se rendre compte que c'était plus difficile qu'ils ne l'avaient imaginé", a-t-il dit en conclusion d'un discours où il a mis une nouvelle fois en avant son action contre la crise et revendiqué le droit de parler de l'immigration et de l'autorité.

Il s'est fait fort de rappeler que les sondages pointaient en direction d'une victoire écrasante de François Hollande quand il est entré en campagne pour sa réélection à la mi-février et que nombre de commentateurs tiraient d'avance un trait sur ses chances.

"Je suis rentré en campagne avec la passion dont je suis capable. Et tout d'un coup je vois que les choses commencent à changer, tout d'un coup je vois que les mines commencent à s'allonger, et tout d'un coup je m'aperçois que certains qui étaient tout contents de faire campagne quand ils étaient tout seuls, ils trouvent que c'est plus compliqué quand je suis là", a-t-il déclaré.

"IMAGINEZ LA MIGRAINE!"

"Ça leur faisait tout drôle, ils discutaient entre eux, en famille. Et alors les sondages leur promettaient une réussite extraordinaire (...) ils étaient tranquilles, ils avaient fait un petit club, le petit club des socialistes heureux, heureux de se regarder le nombril, heureux de se contenter, heureux de se féliciter", a-t-il ajouté.

"Soyons indulgents pour eux, imaginez ce qui se passe dans leur tête à la minute où je parle, imaginez la migraine, tout les matins ils doivent se dire 'mon dieu il est encore en campagne'", a-t-il encore dit avant de lancer son traditionnel appel à la France silencieuse "qui ne veut pas qu'on lui impose un choix qui n'est pas le sien", par lequel il finit nombre de ses meetings.

Tous les sujets du jour ont été l'occasion pour Nicolas Sarkozy de s'en prendre à François Hollande.

A un journaliste qui lui demandait s'il était inquiet de la situation de l'Espagne, qui a de la peine à respecter ses objectifs de déficits publics, il a répondu que le président du gouvernement Mariano Rajoy n'était "pour rien" dans la situation actuelle.

Mais il a mis en cause son prédécesseur socialiste Jose Luis Zapatero, coupable selon lui de n'avoir pas décidé les réformes nécessaires quand il était encore temps, pour souligner aussi que Madrid avait été l'un des premiers déplacements de François Hollande une fois investi par le PS pour la présidentielle.

"Est-ce que c'est l'exemple dont il veut s'inspirer, c'est une bonne question à lui poser", a-t-il ajouté.

Edité par Elizabeth Pineau

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