[scald=62551:sdl_editor_representation]COLOMBEY-LES-DEUX-EGLISES, Haute-Marne (Reuters) - A moins de six mois de la présidentielle, Nicolas Sarkozy a fait mercredi le déplacement de Colombey-les-deux-églises pour le 41e anniversaire de la mort du général de Gaulle, dont il revendique l'héritage.

Le chef de l'Etat, qui était accompagné d'une petite délégation, a déposé une gerbe devant le monument en forme de croix de Lorraine qui domine le mémorial dédié à l'homme de l'appel du 18 juin 1940 avant d'aller fleurir la tombe de celui qui fut aussi le fondateur de la Ve République.

Il s'est abstenu de toute prise de parole lors de cette courte visite à caractère très symbolique, qu'il a achevée par un déjeuner avec quelques personnalités locales.

Parmi les rares responsables politiques présents, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a invoqué le souvenir du général de Gaulle pour insister sur la nécessité d'un rassemblement des Français face à la crise.

"Je crois que c'est très important dans cette période difficile que vivent les Français de rappeler combien la cohésion nationale c'est très important", a-t-il dit à des journalistes.

"Ce sont des moments où on doit être rassemblés parce que ce qui nous rassemble est infiniment supérieur à ce qui nous divise et que de Gaulle a incarné ça pendant très longtemps. Ce sont des choses qui sont aujourd'hui ancrées dans la mémoire collective", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy était déjà venu à Colombey l'an passé pour le 40e anniversaire de la mort de de Gaulle. En pleine réforme des retraites, il avait vanté les qualités de celui qui "n'a jamais reculé devant la nécessité de décider, quelles qu'aient pu en être les conséquences parfois douloureuses, parce qu'il savait qu'en repoussant trop longtemps la décision, les souffrances seraient plus grandes encore."

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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