[scald=109587:sdl_editor_representation]MONTPELLIER, Hérault (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'est engagé jeudi à négocier auprès de la Commission européenne un allègement des charges pour les agriculteurs, au cours du congrès annuel de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA).

Comme six autres candidats à l'élection présidentielle en France, Nicolas Sarkozy a exprimé devant le monde agricole ses priorités pour le secteur et a annoncé des mesures en faveur du stockage de l'eau, alors que pourrait démarrer en France une nouvelle période de sécheresse plus précoce que celle de 2011.

"Reste la question de l'allègement des charges sur l'agriculteur lui-même, je vais prendre un engagement devant vous: si on arrive à convaincre la Commission européenne que ce n'est pas une aide sectorielle, nous le ferons", a dit Nicolas Sarkozy, devant un parterre de 1.500 agriculteurs réunis au Palais des congrès de Montpellier.

Après avoir quasiment supprimé les charges sur les emplois saisonniers agricoles, Nicolas Sarkozy avait estimé en janvier que la baisse des charges sur les salariés agricoles était inévitable, lors de ses voeux à la France rurale.

L'agriculture française représente environ un million d'emplois et a été confrontée récemment à plusieurs crises, notamment, en 2009 après la crise financière puis en 2011 lors de la sécheresse.

Tandis que 80% des nappes phréatiques françaises observent un niveau inférieur à la normale en mars, fin de leur période de rechargement, et qu'une nouvelle sécheresse se prépare peut-être, Nicolas Sarkozy a annoncé la publication dans les prochains jours d'un décret pour faciliter jusqu'à un certain seuil la constitution de retenues d'eau par les agriculteurs.

"Je viens de décider que pour les retenues collinaires jusqu'à 350.000 m3 d'eau, il faudra juste une déclaration donc les recours seront interdits, vous pourrez le faire", a-t-il dit, confirmant une proposition faite au mois de juin 2011, en pleine période de sécheresse.

La cote de popularité du président sortant, entachée auprès du monde rural par le Grenelle de l'Environnement, a diminué par rapport à 2007, où 51% des agriculteurs avaient voté pour lui au 1er tour. Il n'a d'ailleurs pas évoqué certains objectifs du Grenelle, comme la réduction de 50% de l'usage des pesticides.

Nicolas Sarkozy reste largement en tête des intentions de vote chez les agriculteurs, avec 40%, d'après deux sondages diffusés en février. Marine Le Pen recueillerait entre 15 et 17% des voix au premier tour dans cette catégorie de la population, et François Hollande de 12 à 14%, d'après ces études.

Marion Douet, avec Valérie Parent à Paris, édité par Patrick Vignal

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